Le Rafale F5 a enfin une date pour son arrivée dans les forces aériennes françaises. C’est entre 2033 et 2035 que Dassault Aviation ambitionne d’enfin proposer ce nouveau standard. Le compte à rebours est donc lancé pour ce Rafale, qui n’est pas qu’une simple mise à jour.

- Le Rafale F5 doit être qualifié vers 2033, avec une arrivée dans les forces françaises d’ici 2035 et un lancement à l’export ensuite.
- Cette évolution majeure apportera notamment un nouveau radar, le moteur T-REX de 9 tonnes de poussée, SPECTRA modernisé et un futur drone de combat furtif.
- Le Rafale F5 sera aussi conçu pour l’ASN4G, le missile antiradar STRATUS RS et une utilisation au-delà de 2060, avec au moins 47 appareils prévus en France d’ici 2035.
Éric Trappier, dirigeant de Dassault Aviation, a expliqué chez BFM Business que le Rafale F5 répond à “une demande des armées françaises”. La Direction générale de l’armement souhaite donc une qualification de ce standard F5 vers 2033. Puis à partir de 2035, Dassault Aviation vendra son Rafale à l’exportation.
Le Rafale F5 arrivera entre 2033 et 2035 selon Éric Trappier
Après l’échec du SCAF et le choix de développer ce Rafale F5 sans partenaire étranger, la France porte le programme à bout de bras avec ses champions nationaux. Cet été, la Direction générale de l’armement a déjà sécurisé les premiers contrats du Rafale F5 pour Dassault Aviation, Thales, MBDA et Safran.
Pour les contrats, sont d’abord sécurisés le futur radar et les échanges de données. Mais il y a aussi la navigation, la protection électronique et le moteur parmi les chantiers. D’ici la fin d’année 2026, c’est le contrat de réalisation qui est prévu.

Bref, exit la simple étude de papier puisque le programme est désormais lancé alors que la Direction générale de l’armement parle d’une “profonde rénovation à mi-vie”. Bref, le chantier est énorme et demandera plusieurs années.
Le standard F5 aura le droit à un tout nouveau radar avec des capteurs modernisés. SPECTRA, qui détecte les menaces électroniques et aide le chasseur à les contrer, aura aussi droit à son évolution. Safran travaille sur le T-REX, un moteur dérivé du M88, qui fera passer la poussée de 7,5 à 9 tonnes. Une hausse bien utile pour que le chasseur emporte des armes plus lourdes.
Avec de nombreux travaux sur le nouveau radar, le drone de combat et le moteur T-REX. Vous l’aurez compris, ce n’est pas qu’une simple mise à jour, comme on le disait précédemment. Puis, en 2028, la France prévoit un premier vol d’un Rafale avec un drone de combat pour préparer le standard F5.
Un chasseur qui sera utilisé pour la dissuasion nucléaire aéroportée
Mais notons que le drone ne sera utilisé que pour cet essai et ne sera pas forcément celui adopté au final. Le but derrière cette manœuvre, c’est d’apprendre comment un équipage dirige un drone pendant une mission. Puis, en 2035, l’armée souhaite un démonstrateur opérationnel du futur drone furtif, basé sur les travaux de nEUROn. À l’ère de l’IA, cette technologie aura aussi une place centrale dans ce duel entre le Rafale F5 et les drones.
Le mois dernier, Dassault Aviation et Thales ont testé deux IA souveraines sur l’un des chasseurs, une étape qui prépare les futures évolutions. La Direction générale de l’armement cherche notamment à réduire la charge mentale des équipages quand plusieurs capteurs armés de drones collaborent ensemble. Bien évidemment, c’est le pilote humain qui aura la décision finale pour les demandes critiques.

Le calendrier du standard F5 est calé sur la dissuasion nucléaire française. En 2035 environ, l’ASN4G remplacera l’ASMPA-R pour la mission nucléaire aéroportée. Il s’agit d’un missile hypersonique qui demande plus de puissance et de nouvelles capacités d’intégration.
C’est à Luxeuil-Saint-Sauveur que la base aérienne 116 se prépare déjà à accueillir des Rafale F5 équipés de l’ASN4G, dans le cadre d’un chantier évalué à 1,5 milliard d’euros. Pour 2035, la loi militaire fixe aussi un minimum de 47 Rafale F5 dans l’armée française.
Et ce ne sont pas les seules nouveautés. Depuis 1997, la France n’a plus de missile antiradar compatible comparable à l’ancien AS-37 Martel. Et justement, le Rafale F5 emportera le missile STRATUS RS pour que l’Hexagone retrouve cette capacité antiradar. Le but est de frapper les radars et certaines défenses ennemies.
Le drone furtif ouvrira la voie dans les zones les plus dangereuses et le Rafale gardera bien plus de distance. L’objectif pour l’armée française est de pénétrer les espaces aériens protégés.
Dassault veut développer seul son F52 mais n’écarte pas des partenariats
Dassault Aviation écarte tout partage de développement avec un pays étranger à l’heure actuelle. Éric Trappier garde toutefois la porte ouverte à d’autres accords. “On peut faire des coopérations, c’est ce qu’on proposera”, explique le dirigeant de Dassault Aviation.
Il est tout à fait logique que l’entreprise se tourne vers cette stratégie quand on sait que Dassault Aviation compte énormément de clients étrangers, comme l’Inde. Puis au-delà de 2060, Dassault Aviation prévoit encore des capacités offensives et défensives pour le Rafale F5 et le drone de combat.

Il s’agira donc d’un chasseur très important et pensé pour survoler les airs pendant des décennies. Le standard F5 est la transition entre l’actuel Rafale et le futur avion de sixième génération national déjà inscrit dans la programmation militaire.













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