C’est en 2028 que la France fera voler un Rafale avec un drone de combat pour préparer le futur Rafale F5. Prochaine grande amélioration du chasseur français. Un premier essai qui ne marquera pas l’arrivée d’un choix définitif de drone.

- En 2028, la France testera pour la première fois un Rafale accompagné d’un drone de combat afin de préparer le futur standard F5.
- Le drone devra notamment repérer des cibles, brouiller les radars ennemis, surveiller des zones et frapper au sol ou en mer.
- Le Rafale F5, attendu pour 2033, sera pensé comme un centre de commandement capable de coordonner des drones tout en gardant ses distances des zones les plus dangereuses.
Et pour cause, l’Armée de l’air et de l’espace souhaite apprendre dans un premier temps comment un pilote de Rafale dirige un drone pendant une mission. Et pour faire simple, le drone utilisé pendant cet essai n’est pas forcément celui sélectionné lorsque des opérations auront lieu.
En 2028, un Rafale français commandera un drone de combat pour préparer le F5
C’est au début de ce mois d’octobre que l’Armée de l’air et de l’espace a présenté cette étape dans le cadre d’HypAIRion, programme autour de l’IA et du combat aérien. Le colonel Cédric, dont le nom n’est pas dévoilé pour des raisons de sécurité et dirige le bureau chargé du développement des capacités, explique qu’“en haute intensité, la qualité ne dispense jamais totalement de la quantité”.
Une recherche du nombre pour le moins logique puisque les Rafale qui ont dépensé 48 millions d’euros en missiles contre des drones bien moins chers montrent qu’il y a ce facteur à prendre en compte.

La Direction générale de l’armement cherche un drone réutilisable assez rapide pour voler avec un chasseur. Le cahier des charges évoque une vitesse supérieure à Mach 0,8, soit environ 80 % de la vitesse du son, un rayon d’action de 1 000 kilomètres et environ 500 kilos de charge utile. Quant au drone, il cherchera les cibles, surveillera des zones, brouillera les radars ennemis et frappera au sol et en mer.
La Direction générale de l’armement a même demandé aux industriels s’il était possible d’acheter ou de louer un drone pour lancer des essais sans que cela ne décide du choix final. Lors de l’essai en 2028, le drone utilisé permettra d’apprendre comment organiser ce travail en collaboration avec le pilote du Rafale. Ensuite viendra le choix opérationnel.
En parallèle, le drone furtif de Dassault Aviation prévu avec le Rafale F5 occupe une catégorie plus coûteuse et protégée. La France étudie aussi la piste de drones moins coûteux pour les missions où il y a un grand risque de perte.
La guerre évolue au niveau numérique
Aura Aero fait partie des industriels déjà positionnés pour fournir le drone. En juin 2026, l’entreprise située à Toulouse a présenté son drone de combat collaboratif de 3 à 5 tonnes. Aura Aero prévoit une soute interne pour les armes et un petit réacteur. C’est en 2028 qu’Aura Aero effectuera le premier vol de son prototype de drone. Mais notons que l’entreprise n’a reçu aucune sélection pour l’essai militaire.
Il y a aussi la question de la répartition des tâches entre l’équipage du Rafale et le drone. Car bien évidemment, le pilote du chasseur ne déplacera pas le drone à la main avec une télécommande, mais transmettra des consignes générales. Quant au drone, il gérera une partie de son trajet et de ses actions via ses logiciels. L’équipage gardera le rôle de chef de mission et transmettra les ordres de haut niveau.
Une évolution qui arrive alors que la guerre se modernise, pour preuve Dassault Aviation et Thales qui ont déjà testé deux IA souveraines en vol sur Rafale. Le but est de réduire la quantité d’informations que l’équipage traite en mission.

Le Rafale F5 est justement conçu pour échanger beaucoup plus de données avec les drones. En septembre 2026, la Direction générale de l’armement a attribué les premiers contrats du Rafale F5 à Dassault Aviation, Thales, MBDA et Safran.
Le futur standard aura une nouvelle liaison de données appelée IVDL pour échanger avec les drones. On trouvera un radar RBE2-XG avec plus de puissance. C’est une nouvelle version de SPECTRA pour détecter et brouiller les menaces.
La qualification du standard F5 attendue pour 2033
En 2033, la Direction générale de l’armement vise la qualification du standard F5. La France souhaite également mettre beaucoup plus de logiciels dans le Rafale pour intégrer rapidement de nouvelles fonctionnalités.
HypAIRion prévoit deux Mirage 2000D transformés en avions d’essai pour l’IA. Les avions testeront l’aide à la décision, les trajectoires et le tri d’informations. Une autonomie technologique qui a une grande place puisque Dassault Aviation prépare le Rafale F5 sans partenaire étranger pour son développement.
En 2028, l’armée française vérifiera donc si un Rafale et un drone sont capables de partager des informations, des décisions et des missions sans mettre plus de poids sur l’équipage. Jusqu’en 2060, la France compte garder le Rafale au cœur de son aviation de combat.
Le standard F5 est pensé comme le centre de commandement avec des drones qui chercheront les menaces, porteront des capteurs ou des armes. L’objectif est que le Rafale garde ses distances avec les zones les plus dangereuses.











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