Peut-être connaissez-vous la BYD Dolphin Surf, citadine électrique la moins chère du constructeur en France. La firme chinoise prépare un nouveau modèle 2026 pour son marché local. Son nom n’est autre que Great Seagull et elle pourrait fortement vous intéresser si BYD décide de l’exporter, voire de la produire en Europe.

- BYD prépare la Great Seagull, une citadine électrique 2026 plus grande que la Dolphin Surf, avec 5 places et un positionnement entre Seagull et Dolphin.
- Elle propose 127 chevaux, deux batteries LFP de 29,99 ou 39,23 kWh et une autonomie chinoise CLTC annoncée entre 320 et 420 kilomètres.
- Son arrivée en France n’est pas confirmée, mais une production européenne en Hongrie ou en Turquie pourrait aider BYD à limiter l’impact des taxes douanières.
Rappelons que la Dolphin Surf, nom français du Seagull, est disponible chez nous à partir de 23 990 euros. Il s’agit de la citadine électrique la moins chère du constructeur dans l’Hexagone. Ce nouveau modèle version 2026 s’appelle donc Great Seagull mais ne remplacera pas le modèle actuel selon Zhang Zhuo, directeur général des ventes du réseau Ocean de BYD. Le véhicule se place entre la petite Seagull chinoise et la Dolphin.
BYD présente la version Great Seagull de sa citadine électrique
Pour les mensurations, la Great Seagull mesure 4,205 mètres de long, 1,81 mètre de large et 1,57 mètre de haut, pour un empattement de 2,65 mètres. À titre de comparaison, notre Dolphin Surf française fait 3,99 mètres de long, 1,72 mètre de large et 1,59 mètre de haut, avec un empattement de 2,50 mètres. Bref, la nouvelle version est un chouia plus grande, mais ce n’est pas la principale nouveauté pour ce modèle de BYD, qui a aussi présenté une berline électrique de 1 000 kilomètres d’autonomie.


La Great Seagull passe de 4 à 5 places, ce qui lui permet de se rapprocher de la Dolphin européenne, qui fait 4,29 mètres de long. BYD a donc pris la décision de créer un modèle intermédiaire entre sa petite voiture électrique et sa compacte.
Pour la fiche technique, c’est aussi l’évolution. La Great Seagull a droit à un moteur électrique de 95 kW, soit 127 chevaux. La vitesse maximale est de 150 km/h. Encore pour comparer, la Dolphin Surf française propose 65 kW, soit 88 chevaux sur les versions Active et Boost. La Great Seagull dépasse donc notre Dolphin Surf sur tous les points, et c’est le même constat pour la batterie.
Une fiche technique revue à la hausse par BYD
BYD propose 29,99 kWh ou 39,23 kWh pour la Great Seagull avec des cellules LFP FinDreams. Selon le cycle chinois CLTC, l’autonomie se situe entre 320 et 420 kilomètres. Mais rappelons toutefois que cette norme est considérée plus généreuse qu’en Europe. Pour la Dolphin Surf française, l’autonomie WLTP, soit la norme européenne, se situe entre 220 et 310 kilomètres selon la version.
Bref, vous l’aurez compris, les 420 kilomètres annoncés en Chine sont à prendre avec des pincettes. Si la Great Seagull arrive chez nous, il y a peu de chances qu’elle propose 420 kilomètres d’autonomie selon l’homologation WLTP. Pour les deux versions, la vitesse maximale reste de 150 km/h.
La Great Seagull se dote aussi d’une version avec LiDAR et DiPilot 300 pour l’assistance à la conduite. BYD prend la décision radicale de proposer cette technologie haut de gamme sur ses voitures électriques les moins coûteuses. Comme toujours, c’est la stratégie du prix agressif qui fait très mal au business de Tesla, notamment en Chine.
BYD doit faire face à une concurrence féroce
Et justement sur le marché chinois, la concurrence ne rigole pas. En 2025, c’est la Xingyuan de Geely qui a terminé comme voiture la plus vendue avec 465 775 exemplaires. Il s’agit d’une petite électrique qui concurrence directement la Seagull et donc la Great Seagull de 2026. BYD répond donc avec un siège en plus, de la puissance et une fiche technique toujours aussi solide.

Pour le moment, BYD n’a pas confirmé si la Great Seagull arrivera en France. Mais si c’est le cas, il faudra sans doute compter le double, voire le triple du tarif, suite aux taxes douanières imposées par Bruxelles. Sauf si BYD décide de produire sa Great Seagull directement dans son usine européenne en Hongrie, où se trouve aussi son siège social.
Rappelons que BYD planche aussi sur une ouverture d’usine en Turquie. Bien évidemment, il s’agit d’une stratégie d’implantation sur place pour contourner les différentes sanctions et proposer ses voitures électriques au tarif agressif directement aux consommateurs européens. Le travail de lobbying de BYD en Europe est énorme et fait déjà beaucoup de mal aux constructeurs historiques.














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