BYD prépare une citadine hybride taillée pour le marché européen. En juin 2026, la Dolphin G DM-i sera présentée et son prix approcherait les 10 000 euros. Il s’agit d’un nouveau coup dur pour Renault, Stellantis et Volkswagen qui patinent à proposer une voiture aussi accessible.

- BYD présentera en juin 2026 la Dolphin G DM-i, une citadine hybride réservée au marché européen.
- La Dolphin G DM-i utilisera la technologie hybride DM-i de BYD combinant moteur thermique, moteur électrique et batterie.
- Son prix pourrait tourner autour des 10 000 euros, un tarif qui mettrait Renault, Stellantis et Volkswagen sous pression.
Cette nouvelle citadine sera réservée aux marchés européens, dont la France. Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD, a confirmé la sortie de la Dolphin G DM-i lors d’un événement du Financial Times à Londres. La dirigeante l’a aussi expliqué dans une interview pour Autocar. Il s’agit d’une citadine hybride et non d’un modèle 100 % électrique.
La citadine BYD Dolphin G DM-i à 10 000 euros débarque en France
Le nom prête à confusion avec la BYD Dolphin Surf déjà commercialisée à moins de 20 000 euros, mais on parle d’un véhicule différent. La Dolphin G DM-i mise sur la technologie super-hybride DM-i maison de BYD.
Mais alors c’est quoi, cette technologie DM-i ? Il s’agit d’un système qui combine un moteur thermique et un moteur électrique avec une batterie. La grande différence avec une simple hybride rechargeable, c’est que le moteur thermique sert de générateur électrique pour recharger la batterie pendant la conduite. Il peut aussi entraîner les roues directement.
En clair, le conducteur pourra rouler longtemps, très longtemps. Cette technologie équipe déjà la BYD Seal U DM-i en Europe et promet plus de 1 600 km avec un plein et une recharge. Bref, un gros argument pour les automobilistes qui hésitent encore à sauter le pas à cause de l’autonomie des voitures électriques.
Le prix, meilleur arguments de BYD en Europe
Le prix de la Dolphin G DM-i sera son argument fort. La citadine pourrait débarquer en France aux alentours de 10 000 euros. Pour rappel, la BYD Dolphin a déjà été aperçue en France à un prix de 10 000 euros en version chinoise. En janvier 2026, BYD a progressé de 175 % en Europe avec 13 790 véhicules immatriculés. Volkswagen et Renault font face à cette montée en puissance.
La Dolphin G DM-i ne sera pas un simple modèle chinois adapté à l’Europe. Stella Li le martèle, BYD passe à une nouvelle étape de sa stratégie. « Dans le futur, nous proposerons des véhicules pensés pour les affinités et les besoin des automobilistes européens, le tout produit en Europe », a déclaré la vice-présidente exécutive.
Et pour cause, les Européens cherchent des véhicules adaptés à leurs routes, leurs habitudes et leur réglementation. Stella Li ajoute que « lors des trois années à venir, la conception de ces véhicules sera centré sur l’Europe ». Bref, la firme chinoise tourne le dos à la simple importation pour basculer dans une production locale.
BYD mise sur l’Europe pour sa croissance future
Cette nouvelle stratégie passe forcément par la production sur place. La citadine sortira des chaînes de l’usine hongroise de Szeged, déjà chargée d’assembler la Dolphin Surf et le SUV urbain Atto 2. Le site n’est pas sans polémique.
BYD a été accusé d’exploitation de travailleurs sur ses chantiers par les autorités brésiliennes pour son projet d’usine à Camaçari. Le site brésilien a été suspendu après ces révélations. Mais qu’importe pour BYD, l’usine hongroise échappera au moins aux droits de douane européens. Depuis octobre 2024, ces taxes pénalisent les véhicules électriques importés depuis la Chine.
La Dolphin G DM-i marque donc le début d’une nouvelle ère pour BYD en Europe. Reste à attendre la présentation officielle pour découvrir le design final, la motorisation exacte et le prix de cette citadine qui pourrait bien tout chambouler.
Source : Autocar
Réagissez à cet article !