Après avoir affronté des avions chinois, l’Égypte pourrait acheter 24 Rafale supplémentaires

C’est 24 Rafale en plus que l’Égypte pourrait ajouter à son bon de commande. Tout cela, quelques jours après que l’armée égyptienne ait opposé ces chasseurs français aux J-16 de la Chine pendant un exercice militaire. Le Caire a même soumis une proposition à l’avionneur pour ces nouveaux avions. Si le contrat arrive à son terme, l’armée égyptienne passerait donc de 54 à 78 Rafale.

Sommaire
Rafale Dassault Aviation Chine Égypte
© Dassault Aviation
  • L’Égypte a déposé une proposition pour acheter 24 Rafale supplémentaires, ce qui porterait sa flotte de 54 à 78 avions.
  • Cette demande arrive juste après un exercice face aux J-16 chinois, malgré la communication de Pékin contre le chasseur français.
  • Le Caire garde aussi ses liens avec la Chine, mais la réputation du Rafale reste solide à l’export.

La désinformation chinoise n’aura pas atteint son but. C’est le 23 août 2026 que des Rafale égyptiens participaient à des combats aériens simulés face aux J-16 chinois lors de l’exercice Eagles of Civilization. Les pilotes ont effectué des combats à moyenne et courte distance et la Chine a beaucoup communiqué en expliquant que le Rafale aurait été écrasé par son chasseur. Pourtant, rien n’indique que le J-16 aurait fait mieux que le Rafale et inversement.

La désinformation chinoise autour du Rafale n’a pas fait effet

Il faut dire que la Chine est une habituée de la désinformation autour du Rafale. En 2025, les services de renseignement français expliquaient que le Parti communiste chinois cherche à nuire à l’image du chasseur auprès des marchés étrangers.

Des attachés de la défense chinoise ont déjà contacté des pays déjà clients ou intéressés par l’avion français pour les en dissuader. On trouve de faux comptes, des images manipulées et créées par IA en ligne. Bref, la campagne chinoise pour nuire à la réputation du Rafale bat son plein, mais sans résultats probants.

Rafale Dassault Aviation Chine Égypte
© Dassault Aviation

Le pire, c’est que l’Égypte n’a pas perdu confiance dans le Rafale malgré les affirmations de la Chine. Le 1er septembre, le gouvernement a fait une proposition pour 24 Rafale. Une demande de proposition a été déposée pour avoir une offre plus précise sur les avions, leur configuration et les conditions commerciales. Pas de contrat signé pour le moment et Dassault n’a pas souhaité commenter l’information.

Mais ce n’est pas pour autant que l’Égypte tourne le dos à Pékin. Le 2 septembre, Xi Jinping a fait le voyage au Caire pour rencontrer Abdel Fattah al-Sissi. L’Égypte cherche à équilibrer ses relations avec les plus grandes puissances mondiales, ce qui passe par renforcer ses liens avec la Chine. L’exercice Eagles of Civilization fait partie de ce rapprochement militaire et une nouvelle commande de Rafale renforcerait encore plus sa place dans les exportations françaises d’armement.

Le Caire maîtrise le Rafale depuis plus de dix ans

L’Égypte connaît très bien le chasseur de Dassault Aviation. En février 2015, Le Caire fut le premier client étranger du Rafale avec 24 avions. Puis en mai 2021, 30 nouveaux chasseurs ont été ajoutés suite à une autre commande pour un total de 54. Alors, si 24 avions en plus sont achetés, la flotte égyptienne monterait à 78 Rafale.

Pendant ce temps, l’Inde négocie une commande de 114 Rafale, preuve que la réputation du chasseur est solide à l’étranger. L’armée de l’air utilise encore plus de 200 F-16 et certains ont même plus de 40 ans. Il faut donc renouveler cette flotte, ce qui représente un énorme marché pour les besoins à venir de l’Égypte.

Dans la région, le Maroc discute lui aussi de l’achat de Rafale F4. En tout, dans le monde, Dassault Aviation a enregistré 533 commandes de Rafale. On trouve la France bien évidemment, mais aussi huit clients étrangers. Une demande qui pousse l’avionneur à augmenter ses cadences de production.

Mais les chasseurs chinois ne sont pas écartés

Rafale Dassault Aviation Chine Égypte
© Dassault Aviation

Du 8 au 10 septembre 2026, le salon international de l’aéronautique d’El Alamein pourrait nous en dire plus sur la stratégie égyptienne. Pour Dassault Aviation, il s’agirait d’une belle commande de la part d’un pays qui cherche à renouveler sa flotte et exploite déjà le Rafale depuis plus de dix ans. Pendant ce temps, l’avionneur français prépare le prochain standard Rafale F5, qui sera lui aussi exporté à l’international.

Vous l’aurez compris, l’Égypte a beau être intéressée par les Rafale français, les J-10 de Pékin comptent aussi puisque Le Caire cherche à renforcer sa coopération militaire avec Pékin. Mais le Parti communiste chinois aura beau tenter d’affaiblir l’image du chasseur français, le gouvernement égyptien a bien conscience que la solide réputation du chasseur français ne sort pas de nulle part.

Source : La Tribune

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