Après les gérants, ce sont les utilisateurs d’IPTV illégale qui sont dans le viseur de la justice française. La Ligue de football professionnel demande la création d’amendes forfaitaires qui frapperont directement les abonnés de ces plateformes hors la loi. L’objectif est donc d’accélérer alors que des abonnés ont déjà payé jusqu’à 400 euros d’amende en France.

- LFP Media veut créer des amendes forfaitaires pour sanctionner directement les abonnés aux IPTV illégales.
- Des abonnés ont déjà été identifiés et condamnés en France, avec des amendes allant de 300 à 400 euros.
- La lutte s’intensifie avec de nouvelles lois, des blocages rapides et des sanctions renforcées contre les fournisseurs de flux pirates.
Olivier Bramly, directeur général de LFP Media, assume clairement cette fronde. “Il faut aller pénaliser celui qui consomme le flux pirate.” Il demande des amendes forfaitaires. Rappelons que ça ne date pas d’hier puisque déjà en mai 2026, la ministre des Sports demandait de sanctionner les utilisateurs d’IPTV illégale.
La LFP veut que les clients d’IPTV illégales soient sanctionnés
La justice est déjà remontée jusqu’à ces abonnés illégaux. En mars 2026, le parquet d’Arras a identifié 19 abonnés d’une IPTV illégale qui diffusait la Ligue 1. Des sanctions sont tombées avec des amendes entre 300 et 400 euros via une composition pénale qui permet de sanctionner sans procès. Depuis 2002, l’article 79-4 de la loi de 1986 prévoit jusqu’à 7 500 euros d’amende pour l’acquisition, la détention d’un dispositif pour capter frauduleusement des programmes payants.
Les réseaux eux-mêmes sont dans le viseur de la justice puisque récemment deux revendeurs d’IPTV illégale ont écopé de prison avec sursis et de 15 000 euros d’amende. L’été dernier, la gendarmerie a frappé encore plus fort avec le démantèlement de Noos+, une IPTV illégale qui comptait 250 000 abonnés. En France et en Belgique, ce sont 11 personnes qui furent interpellées et 20 serveurs coupés.
Le 3 août 2026, une nouvelle loi a renforcé l’arsenal contre le piratage sportif avec notamment un délit pour les fournisseurs de flux illégaux, sanctionnés de trois ans de prison et 300 000 euros d’amende. La peine monte même jusqu’à sept ans de prison et 750 000 euros d’amende lorsque c’est en bande organisée.
Des actions déjà en place contre les IPTV illégales
Le texte permet aussi de couper plus rapidement les flux pirates. Lors de la Coupe du monde 2026, des blocages rapides contre des IPTV illégales furent déployés. Toutefois, ce texte ne crée pas l’amende forfaitaire demandée par LFP Media pour les abonnés. Et c’est justement ce que veut modifier Olivier Bramly.
Le fait de regarder une IPTV illégale et de payer pour est illégal, mais la LFP souhaite plus de poursuites. La justice française vise également tout ce qui sert à contourner les coupures. En janvier 2026, NordVPN et Surfshark ont reçu l’ordre de bloquer 16 sites pirates en France. Quelques mois plus tard, Roland-Garros fut utilisé pour un test de blocage en direct des serveurs IPTV pirates.
La répression continue donc en France. Martin Ajdari, président de l’Arcom, défend une approche un peu différente et demande à ce que les internautes soient responsabilisés. Rappelons que les prix légaux sont jugés comme élevés par les internautes, et il faut souvent être abonné à plusieurs d’entre eux pour suivre différentes compétitions.
Un réponse répressive des ayants droits
Bref, la lutte continue entre les ayants droit, les IPTV illégales et leurs clients. Et à ce petit jeu, la justice pourrait être encore plus répressive. Mais rappelons que chaque fois qu’une plateforme illégale ferme ses portes, d’autres ouvrent aussi rapidement derrière et se trouvent partout dans le monde.
Mais une chose est sûre, le milieu footballistique ne lâche rien puisque l’on parle de grosses sommes en jeu et une audience conséquente. Nul doute que la LFP n’arrêtera pas là et fera tout pour faire condamner les abonnés de ces IPTV illégales. Frapper au portefeuille pour dissuader.















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