La police italienne a frappé un grand coup contre les IPTV illégales. Pendant l’opération Switch Off qui a été annoncée par la Polizia di Stato, les autorités ont démantelé une organisation criminelle transnationale.

On parle de millions d’utilisateurs dans le monde qui passaient par trois plateformes IPTV illégales majeures : IPTV Italia, Miglior IPTV et Dark TV. Mais ce n’est pas tout puisque le département de la Justice américain a annoncé la saisie de trois sites de téléchargement parmi les plus populaires en Bulgarie. Deux opérations séparées mais un même objectif : étouffer le piratage illégal en Europe.
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Les plus gros réseaux d’IPTV illégales ont été démentelées
L’enquête italienne a été conduite par le parquet de Catane avec le soutien d’Eurojust, d’Europol et d’Interpol. Selon le communiqué officiel de la police italienne, les investigations ont permis de rassembler des preuves contre 31 suspects. Ils sont accusés de diffusion illégale de programmes télévisés, d’accès frauduleux à des systèmes informatiques, de fraude informatique, d’enregistrement fictif de biens et de blanchiment d’argent.
Ce sont plus d’une centaine d’agents de la police qui ont mené des perquisitions en même temps dans 11 villes italiennes comme Catane, Messine, Palerme, Naples, Brindisi et Trani. Mais aussi dans 14 pays étrangers.
Les trois plateformes saisies proposaient des programmes de grandes chaînes payantes comme Sky, DAZN, Mediaset, Amazon Prime Video, Netflix, Paramount et Disney+ pour quelques dizaines d’euros par mois. On parle de millions d’euros mensuels générés par cette activité criminelle selon les enquêteurs. Pour dissimuler les flux financiers, les gérants utilisaient des cryptomonnaies et des sociétés écrans pour blanchir l’argent et échapper au fisc.
Six serveurs en Roumanie et un autre en Afrique alimentaient le tout. Les enquêteurs ont aussi identifié une plateforme appelée ProEuropatv qui assurait la redistribution des contenus à l’échelle mondiale depuis la Roumanie.
Pour brouiller les pistes numériques, les escrocs avaient une ferme à cartes SIM avec plus de 200 cartes téléphoniques, des dizaines de smartphones et de nombreuses cartes bancaires. Selon les chiffres communiqués par la police italienne, l’opération a déconnecté plus de 100 000 utilisateurs juste en Italie. À l’échelle mondiale, ce sont des millions d’abonnés qui n’ont plus accès à ces IPTV illégales. Les canaux de vente Telegram des plateformes ont aussi été saisis.
L’Italie prend des mesures drastiques contre les IPTV illégales
L’opération Switch Off fait suite à une précédente appelée Taken Down, qui ciblait des réseaux similaires. Une nouvelle action qui montre que les autorités italiennes ne souhaitent plus rester impuissantes contre les IPTV illégales, alors que les regarder en toute impunité ne sera plus aussi facile en France. Désormais, les visiteurs qui tentent d’accéder à ces plateformes sont accueillis par une bannière de saisie.
On lit que les autorités locales américaines ont désormais la main sur les noms de domaines et que le non-respect du droit d’auteur est un crime. Les domaines sont désormais sous la garde du gouvernement américain. Mais n’oublions pas que l’infrastructure technique des sites n’est pas totalement neutralisée et qu’il existe des domaines alternatifs comme zamunda.ch.
L’Italie mène une guerre sans fin contre les IPTV illégales, notamment dans le cadre du football. Désormais, les clients de ces plateformes sont sanctionnés jusqu’à 5 000 euros d’amende. Le gouvernement a choisi la répression en tapant au portefeuille, même si ce n’est pas forcément le plus efficace.
- La police italienne a annoncé l’opération Switch Off et a démantelé un réseau IPTV illégal avec la saisie de trois plateformes, IPTV Italia, Miglior IPTV et Dark TV.
- L’enquête, menée par le parquet de Catane avec l’appui d’Eurojust, Europol et Interpol, vise 31 suspects et a donné lieu à des perquisitions en Italie et dans 14 pays.
- Selon les autorités, l’opération a déconnecté plus de 100 000 utilisateurs en Italie et les accès aux plateformes saisies affichent désormais une bannière de saisie.
Source : Polizia di Stato
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