Si vous utilisez une fois votre smartphone au volant, un arrêté autorise la saisie du permis de conduite

Sale nouvelle pour les conducteurs de l’Yonne. À partir du 1er août 2026, les conducteurs surpris une seule fois avec le smartphone au volant pourront perdre leur permis pendant un mois. Pascal Jan, préfet du département, a signé un arrêté qui organise ces suspensions de permis dès la première infraction.

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© Unsplash (image modifiée avec IA)
  • Dès le 1er août 2026, les conducteurs de l’Yonne pourront perdre leur permis un mois dès la première infraction pour smartphone au volant.
  • La mesure s’ajoute à l’amende de 135 euros et aux trois points retirés, avec des durées doublées pour les chauffeurs de transport de personnes.
  • L’arrêté répond à un usage massif du smartphone au volant dans l’Yonne, avec plus de 3 000 procès-verbaux par an en 2024 et 2025.

Le texte prévoit une suspension d’un mois dès la première infraction. La mesure tombe si le conducteur a mis en danger sa vie ou celle des autres personnes sur la route, et ce gravement. En cas de récidive, la durée double Idem pour les chauffeurs de transport de personnes, avec des durées maximales doublées à cause du risque pour leurs passagers. Un chauffeur de car surpris avec un smartphone risque le double d’un automobiliste.

Dans l’Yonne, retrait de permis d’un mois en cas de téléphone au volant

L’arrêté couvre chaque route du département, des nationales aux petites communales. Rappelons que la sanction de base reste la même, 135 euros d’amende et trois points en moins pour un smartphone tenu en main.

Cette sanction prévoit une suspension jusqu’à trois ans en peine complémentaire devant un juge. Le département enchaîne les procès-verbaux et cet arrêté en découle. En 2024, les forces de l’ordre ont dressé 3 400 procès-verbaux pour utilisation du smartphone au volant dans l’Yonne.

En 2025, le total atteint près de 3 100 procès-verbaux sur les routes du département. La préfecture décrit un phénomène installé, sans baisse malgré les campagnes de prévention répétées dans le département. En 2026, les six premiers mois confirment ce rythme de procès-verbaux.

Le smartphone perturbe à la fois l’audition, la vue, les gestes et les pensées du conducteur. Une simple conversation détourne multiplie le risque d’accident par trois. Un SMS multiplie ce risque par 23, avec les yeux détournés de la route pendant cinq secondes en moyenne. 

Un véhicule lancé à une vitesse de 90 km/h parcourt 125 mètres pendant ces cinq secondes. En 2004, 22 % des conducteurs téléphonaient au volant. En 2024, ce chiffre frôlait les 80 %, un record pour la troisième année consécutive. L’inattention a causé cette année-là 24 % des accidents corporels en France et 419 morts.

Quels départements retirent le permis de conduire en cas de téléphone au volant ?

L’Yonne rejoint une liste de départements. Depuis le 1er mai 2026, la Charente-Maritime applique ce durcissement avec les Landes, le Lot-et-Garonne et le Pas-de-Calais. Le 1er août 2026, la Haute-Loire rejoindra ce durcissement avec quinze jours de suspension.

En décembre 2025, le Conseil d’État a validé la légalité de ces suspensions préfectorales. Ces suspensions s’appuient sur deux articles du Code de la route qui donnent ce pouvoir au préfet. Le ministère de l’Intérieur détaille ce pouvoir préfectoral sur son site Ma Sécurité depuis le printemps.

Les outils de contrôle se multiplient sur les routes avec de nouveaux radars. Les nouveaux radars tourelles repèrent jusqu’à une dizaine d’infractions, du smartphone au volant à la ceinture. Sur le terrain, environ 300 voitures radars privées circulent dans 86 départements.  Chaque voiture radar rapporte en moyenne 194 000 euros de recettes par an à l’État. Le durcissement touche les assurances puisque les radars automatiques vérifient l’assurance des véhicules flashés.

Quand démarrera l’arrêté dans l’Yvonne ?

Le 1er août 2026, l’arrêté entrera en vigueur dans tout le département. À la fin du mois d’août, Jean Salomon succédera à Pascal Jan avec ce dossier en cours. Un conducteur surpris le smartphone en main cumulera l’amende, le retrait de points et le mois de suspension dès la première infraction.

La contestation passera par le tribunal administratif, comme pour les arrêtés validés. L’amende garde son délai de paiement de 45 jours.

Source : Ici Bourgogne-Franche-Comté

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