Radars mobiles : ces 12 voitures sont les plus utilisées pour traquer vos excès de vitesse

Les voitures radars privées envahissent les routes françaises. Ce sont 12 véhicules qui traqueront vos excès de vitesse en 2026. Des modèles qui circulent au milieu du trafic sans aucun signe distinctif et rapportent une fortune à l’État.

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radars mobiles dexter
© Unsplash

Les radars fixes, tout le monde les connaît. Ils sont annoncés par des panneaux et les automobilistes les repèrent facilement. Depuis quelques années, un autre système se déploie sur les routes françaises. Il s’agit des voitures radars privées, des véhicules banalisés qui circulent au milieu du trafic avec un radar embarqué que peu souhaitent conduire.

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Ces 12 voitures radars sont parmi les plus utilisées pour traquer les excès de vitesse

Ces véhicules ne sont pas conduits par des policiers ou des gendarmes. Ce sont des chauffeurs employés par des sociétés privées qui prennent le volant. Le principe est simple. Le conducteur suit un itinéraire défini par la préfecture via GPS.

Le radar embarqué mesure la vitesse des véhicules croisés ou qui dépassent la voiture, dans les deux sens de circulation. Si un conducteur dépasse la limite, le système déclenche tout seul la verbalisation. Le chauffeur ne prend aucune décision sur les infractions.

En 2026,  ces 12 voitures radars sont les plus utilisés pour ces contrôles : 

  • Renault Captur
  • Citroën C5 Aircross
  • Dacia Sandero
  • Dacia Duster
  • Peugeot 308
  • Peugeot 508
  • Ford Focus
  • Ford Mondeo
  • Volkswagen Golf
  • Volkswagen Passat
  • Seat Leon
  • Skoda Octavia

Le radar utilisé est un Gatso Millia. Ce modèle mesure la vitesse pendant que le véhicule roule et flashe dans les deux sens de circulation. Son système fonctionne en infrarouge avec aucun flash visible, aucun signal sonore. Le conducteur verbalisé ne s’en rend pas compte sur le moment. Il reçoit l’avis de contravention par courrier plusieurs jours après. Les données sont envoyées directement à l’ANTAI, l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions, basée à Rennes.

Ce dispositif porte le nom de Dexter, pour Dispositif Externalisé. Il existe depuis 2018 et a été déployé par étapes sur le territoire français. Début 2026, environ 300 voitures radars privées circulent sur les routes. Elles couvrent 86 départements. Seules l’Île-de-France et la Corse ne sont pas encore concernées. L’été dernier, le dispositif a été étendu aux 31 départements de la zone Sud.

Des radars mobiles qui rapportent gros à l’État

Chaque voiture radar rapporte en moyenne 194 000 euros de recettes par an pour l’État. Le total dépasse les 58 millions d’euros annuels rien que pour ce dispositif. Les prévisions de Bercy pour 2026 tablent sur 693 millions d’euros de recettes pour l’ensemble des radars et 1,46 milliard d’euros pour les PV électroniques et les amendes forfaitaires majorées. Le total atteint 2,15 milliards d’euros. C’est un record.

Les chiffres de la Sécurité routière confirment l’efficacité du dispositif privatisé. En 2024, les 60 voitures privées en service ont relevé environ 740 000 excès de vitesse, soit 37 PV par jour et par voiture. Les 50 véhicules encore conduits par la police ou la gendarmerie n’ont enregistré que 193 000 infractions, soit 13 PV par jour. Les voitures privées sont presque trois fois plus productives que celles des forces de l’ordre.

Les voitures radars circulent entre cinq et six heures par jour selon les itinéraires fixés par les services de l’État. En Occitanie, c’est l’entreprise OTC qui a décroché le marché public. Le contrat dépasse 34 millions d’euros et couvre la période de décembre 2024 à décembre 2026 avec une possible reconduction. Mobiom recrute aussi des chauffeurs dans d’autres départements. Ces sociétés fournissent les véhicules, les chauffeurs et la maintenance du matériel.

Des radars mobiles pensés pour remplir les caisses, vraiment ?

Le réseau secondaire est la cible principale. Selon la Sécurité routière, 65 % des contrôles ont lieu sur des routes limitées à 80 km/h, 25 % sur celles à 90 km/h et moins de 9 % sur le réseau limité à 70 km/h. Les voitures radars ne circulent quasiment pas en agglomération ou sur les voies rapides. Ce choix contredit l’argument selon lequel ces véhicules ne servent qu’à remplir les caisses de l’État. Si c’était le cas, elles se concentreraient sur les autoroutes où les excès de vitesse sont plus fréquents.

La marge technique reste identique à celle des radars fixes. En dessous de 100 km/h, la tolérance est de 10 km/h. Au-dessus, c’est 10 %. Un conducteur qui roule à 95 km/h sur une route limitée à 80 ne sera pas verbalisé. À 91 km/h, il le sera.

Pour 2026, l’État prévoit aussi de nouveaux radars fixes capables de détecter trois infractions supplémentaires grâce à l’IA : le téléphone en main, la ceinture de sécurité non attachée et la distance de sécurité non respectée. 

  • Début 2026, environ 300 voitures radars privées circulent dans 86 départements, hors Île-de-France et Corse.
  • En 2026, 12 modèles sont les plus utilisés pour ces contrôles, dont la Renault Captur, la Peugeot 308 et la Volkswagen Golf.
  • Chaque voiture radar génère en moyenne 194 000 euros de recettes par an pour l’État, soit plus de 58 millions d’euros avec 300 véhicules.

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