Après des années de promesses, Elon Musk l’assure, son robot Optimus va lancer une production à grande échelle. Mais pour faire baisser les coûts et éviter une pénurie de composants, le milliardaire décide de réduire fortement la mémoire embarquée des futures puces AI5 et AI6. On parle ici du matériel qui fait tourner l’IA du robot et montre jusqu’où Tesla souhaite aller pour produire un million d’unités par an.

- Elon Musk réduit fortement la mémoire des puces AI5 et AI6 pour faciliter la production de masse d’Optimus et faire baisser les coûts.
- L’AI5 passe finalement de 144 à 96 Go, tandis que l’AI6 reste à 144 Go, sans baisse du débit selon Tesla.
- Tesla vise jusqu’à un million d’Optimus par an et adapte son matériel à la pénurie mondiale de mémoire attendue en 2027 et 2028.
C’est en ce mois d’octobre qu’Elon Musk a annoncé que la mémoire de la puce AI5 passerait de 144 Go à 72 Go. Pour la puce AI6, on passe de 216 Go à 144 Go. Elon Musk explique que ce sacrifice de la mémoire est “l’unique manière d’atteindre assez de volume pour produire Optimus” et que cette stratégie réduit fortement les coûts. Mais le milliardaire l’assure, les performances seront impactées de manière négligeable.
Tesla décide de réduire la mémoire de son robot humanoïde Optimus
Sauf que voilà, quelque temps plus tard, Elon Musk fait volte-face. Finalement, la puce AI5 utilisera 96 Go de mémoire au lieu de 72 Go. Pourquoi ? Le dirigeant nous explique que Tesla est le seul client à choisir la version minimale de cette mémoire, ce qui aurait compliqué les achats à grande échelle. Quant à la puce AI6, elle reste à 144 Go, soit une baisse moins brutale que pour la puce AI5.
Pour ceux qui l’ignorent, cette mémoire est utilisée pour enregistrer les informations dont Optimus a besoin pour analyser les images de sa caméra, comprendre son environnement et choisir ses mouvements. Elon Musk estime que le débit compte bien plus que la capacité totale, d’où le fait que Tesla ne touche pas à cette valeur.
Selon Elon Musk, ajouter des dizaines de Go qui ne sont pas utilisés est inutile. Quitte à ce que l’on se pose des questions en termes de fiabilité pour Optimus, dont les récentes démonstrations furent loin d’être glorieuses.
Une décision faite sous la pression de la crise de la mémoire
Ce choix s’explique en pleine crise de la mémoire. En 2027 et 2028, Micron prévoit une pénurie mondiale encore plus sévère. Sanjay Mehrotra, PDG de Micron, estime que les futurs robots humanoïdes auront des besoins proches des voitures autonomes les plus avancées, qui ont déjà plus de 200 Go de mémoire et plusieurs To de stockage. Pour Optimus, c’est donc un bridage total.
Il faut dire que Tesla doit gérer un objectif industriel colossal. L’entreprise prépare sa troisième génération d’Optimus pour la production de masse et vise une capacité d’un million d’unités produites par an. En début d’année 2026, Elon Musk a prévenu que les premiers volumes seraient atrocement lents, puisque toutes les pièces et étapes de production sont nouvelles. Mais après cela, Tesla souhaite évidemment accélérer pour une cadence supérieure.
En septembre 2026, des équipes de Tesla ont rendu visite à plusieurs fournisseurs chinois qui fabriquent notamment les moteurs des articulations et des pièces de précision. Plusieurs sociétés auraient déjà des bons de commande selon des sources industrielles. Tesla serait donc déjà en quête d’assez de pièces pour produire des robots humanoïdes par milliers.
Tesla explore des pistes pour une production de masse
Tesla a choisi Samsung et TSMC pour produire les puces AI5 et AI6, dans le but d’augmenter ses capacités de production. La puce AI5 se destine aux robots humanoïdes, mais aussi aux voitures de Tesla et aux infrastructures IA. Elon Musk prévoit que les premiers volumes soient réservés à Optimus, à l’entraînement de ses modèles d’IA, puis suivront les voitures.
Tesla ne réduit pas la mémoire parce qu’Optimus aurait soudainement besoin de moins de calculs. Le but est d’adapter le matériel à cette pénurie de mémoire qui frappe le monde entier, tout ça dans un contexte de production de masse. Il faut que Tesla ait suffisamment de pièces disponibles en très grande quantité pour réduire les coûts et produire des millions d’exemplaires.















Un avis, une expérience, un désaccord ? La discussion est ouverte.