Dassault Aviation pourrait avoir un nouveau client au Moyen-Orient, puisque l’Irak confirme des « négociations avancées » pour une première tranche de 14 Rafale. De quoi diversifier sa flotte aérienne et ne pas compter que sur les F-16 des États-Unis.

- L’Irak confirme des « négociations avancées » avec la France pour une première tranche de 14 Rafale, même si aucun contrat n’est encore signé.
- Bagdad veut renforcer et diversifier sa flotte tout en gagnant en autonomie après la fin de la mission de coalition internationale en Irak.
- 1. Le dossier avance après plusieurs années d’intérêt, avec des exercices franco-irakiens et une nouvelle feuille de route militaire entre Paris et Bagdad.
Bagdad évoque donc publiquement le dossier après plusieurs années de négociations et deux semaines après la nouvelle feuille de route militaire avec Paris. À noter que pour le moment aucun contrat n’est signé. Mais cela n’empêche pas Khalid al-Tamimi, dirigeant de l’armée de l’air irakienne, d’évoquer le projet en entretien avec l’agence officielle INA du pays.
L’Irak veut s’acheter des Rafale pour diversifier sa flotte
« La première tranche en cours de négociations porte sur 14 appareils », explique Khalid al-Tamimi. Le responsable ne donne pas la version du Rafale, son prix ou la date de signature. Si des rumeurs évoquent un Rafale F4, Bagdad est évasif dans sa prise de parole. L’Irak utilise déjà des F-16 des États-Unis et n’évoque pas le Rafale comme un remplacement dans l’immédiat.

Sauf que voilà, Khalid al-Tamimi juge que le chasseur français est « très précieux et très cher en comparaison avec un F-16 » mais malgré tout « plus récent et avancé ». Bagdad souhaite surtout renforcer sa flotte et diversifier ses modèles. Une dynamique qui arrive au moment où l’Égypte étudie l’achat de 24 Rafale en plus, ce qui confirme le poids commercial du chasseur français dans la région.
Khalid al-Tamimi rappelle que des Rafale français sont basés en Jordanie et participent depuis des mois à des exercices avec les pilotes irakiens. Une séance prévue en France fut même reportée à cause de la guerre dans la région. Bref, le Rafale est partout alors que quatre d’entre eux traversent plusieurs régions du monde lors de la mission Pégase 26 avec des exercices auprès de pays partenaires.
C’est le 30 septembre 2026 que la mission de coalition internationale en Irak doit prendre fin. Bagdad souhaite donc être plus indépendant pour ses opérations aériennes. Khalid al-Tamimi déclare que la maintenance des F-16 étasuniens est assurée « à 100 % par du personnel irakien ».
Les discussions avancent après des années d’attente
Toutefois, certaines réparations du moteur sont confiées à Pratt & Whitney aux États-Unis. Une recherche d’indépendance de l’Irak qui explique pourquoi le pays veut se tourner aussi vers les Rafale de Dassault Aviation.
En 2021, des responsables irakiens parlaient déjà d’un achat auprès de la France. Puis l’année d’après, la presse spécialisée évoquait 14 avions et un paiement en partie sous forme de pétrole. Mais il n’y a jamais eu de signature publique après ces informations. En 2023, Bagdad manifestait de nouveau son intérêt.
Depuis, la France a remis à l’Inde une offre pour 114 Rafale, ce qui montre l’ampleur des ventes mondiales de Dassault Aviation. Plus tôt ce mois-ci, Ali al-Zaidi, Premier ministre irakien, a effectué une visite officielle en France. L’Hexagone et l’Irak ont adopté une feuille de route pour de futurs achats d’armes françaises. Le texte ne parle pas du Rafale explicitement, mais donne un cadre officiel pour les nouvelles acquisitions.
Ce rapprochement arrive alors que les Émirats arabes unis ont repris leurs échanges avec la France autour du Rafale F5. Bagdad insiste aussi sur la formation, puisque Khalid al-Tamimi explique « ne pas vouloir faire venir des avions et les accumuler sans plans adaptés ». Selon lui, il faut environ cinq ans pour former les pilotes à ce type de chasseur. L’Irak veut donc préparer les équipages, les ateliers, les pièces et la maintenance pour accompagner cette adoption.
Le Rafale de Dassault s’exporte partout dans le monde
Une question qui se pose aussi en Ukraine, puisque le pays a conclu une feuille de route pour acquérir 16 Rafale français avec toute la formation qui va avec. Le Rafale s’améliore aussi en parallèle. Ce mois-ci, Dassault Aviation a testé deux algorithmes d’IA souverains sur l’un des chasseurs. Le futur standard F5 avance, puisque Dassault Aviation, Thales, MBDA et Safran ont déjà reçu leur premier contrat.

Si l’Irak n’a pas encore ses 14 Rafale et qu’aucune vente n’est acquise, le dossier avance bien plus que les années précédentes. On a désormais un chiffre pour la première tranche, mais aussi des exercices communs entre Paris et Bagdad qui posent un cadre officiel pour de futurs achats militaires. Pour Dassault Aviation, la signature de Bagdad signifierait qu’un nouveau pays rejoint sa longue liste de clients à travers le monde.
Soure : INA













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