Rafale : pourquoi la Chine cherche à nuire à la réputation du chasseur français

Le Rafale est au cœur d’une campagne de désinformation massive dont le coupable est la Chine. On parle de faux documents diffusés sur X ou encore de deepfakes vidéo qui prête des propos fictifs à Emmanuel Macron. Pire encore, on trouve même de faux exercices militaires qui montrent la destruction du chasseur français.

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Rafale Chine désinformation
© Dassault Aviation
  • La Chine mène une campagne de désinformation contre le Rafale avec de faux documents, des deepfakes et de fausses mises en scène militaires.
  • Selon l’étude de l’École de guerre économique, aucun client ou prospect du Rafale n’a renoncé à un achat à cause de cette offensive.
  • Malgré ces attaques, Dassault Aviation continue d’enchaîner les contrats et l’Inde a validé en février 2026 un besoin supplémentaire de 114 Rafale.

La Chine cherche à saper la réputation du Rafale sur les marchés à l’exportation. Là où Dassault Aviation enchaîne les contrats, les chasseurs chinois comme le J-10CE ou le J-35 restent invendables. Pour rappel, la Chine n’a aucun avion compétitif à proposer face au Rafale. On parle d’un J-10CE qui n’a pas trouvé d’acheteur en Égypte, en Indonésie ou au Bangladesh. Le J-35 joue la carte du concurrent du F-35 étatsunien.

La Chine veut nuire à la réputation du chasseur français

Sauf que voilà, le verrouillage géopolitique occidental bloque ses ambitions à l’exportation. Une étude de l’École de guerre économique de décembre 2025 a posé le constat de manière très claire. Il n’y a aucun client et prospect du Rafale qui a renoncé à son achat à cause de la désinformation chinoise. 

La désinformation est le seul levier pour la Chine, habituée à l’exercice. Le 7 mai 2025, l’Inde et le Pakistan se sont affrontés militairement pendant l’opération Sindoor. Des débris d’aéronef ont été localisés à Aklian Kalan, dans le Pendjab indien. Des responsables étatsuniens cités par Reuters ont confirmé la perte d’au moins un Rafale au combat.

La rumeur chinoise est passée à trois Rafale abattus par des missiles PL-15E tirés depuis des chasseurs J-10C pakistanais. En novembre 2025, la Commission USCC a publié un rapport annuel qui dissèque l’amplification chinoise de l’épisode. On parle de faux comptes, d’images IA et de captures d’écran de jeux vidéo présentées comme des preuves de destruction.

Mais ce n’est pas tout. Le récit chinois passe sous silence un détail crucial. Challenges a sorti l’information avec des sources militaires. Les pilotes indiens opéraient avec une estimation de portée du PL-15E à 150 kilomètres. La version à l’exportation vendue au Pakistan atteignait plus de 200 kilomètres. L’erreur vient donc du renseignement tactique indien, pas d’une défaillance du Rafale.

Pire pour Pékin, un missile PL-15E a été récupéré presque intact en territoire indien. L’arme est aujourd’hui démontée par les services français, indiens et étatsuniens. La Chine a donc offert à ses adversaires l’accès complet à son missile air-air le plus avancé. L’armée de l’air indienne a validé officiellement la performance du Rafale au combat.

Une désinformation de masse organisée par l’État chinois

Le 21 décembre 2025, la chaîne d’État CCTV a diffusé un autre épisode de cette offensive. On parle d’un exercice militaire conduit à Xuchang, dans le Henan. On voit huit chasseurs J-16 de l’Armée populaire de libération contre six Rafale peints aux couleurs indiennes.

Le narratif présente le J-16 comme capable d’écraser le Rafale par la masse et la saturation des capteurs. Sauf que voilà, le rapport USCC 2025 tire une lecture qui embarrasse Pékin. L’armée chinoise choisit publiquement le Rafale comme adversaire de référence. Elle reconnaît donc au chasseur français un niveau de menace que ses propres appareils n’atteignent pas à l’exportation.

Sur le terrain des faux documents, la collection chinoise s’allonge depuis plus de deux ans. En août 2024, une infox massive a circulé sur les réseaux arabophones et francophones. On parle d’une fausse annulation du contrat émirati pour 80 Rafale, en représailles à l’arrestation en France de Pavel Dourov. Les Émirats arabes unis ont dû sortir un démenti officiel.

Entre novembre et décembre 2025, trois faux documents ont circulé sur X. Certains imitaient la signature d’Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation. Viginum, le service français contre les ingérences numériques étrangères, a tracé l’origine de l’opération vers un écosystème pakisto-chinois.

En parallèle, les réseaux russes ont rejoint la danse. En janvier 2026, le groupe Storm-1516 a fabriqué une fausse affaire de détournement. On parle d’un prétendu vol de deux milliards d’euros destinés à financer des Rafale pour l’Ukraine. L’AFP et TF1 Info ont démonté la supercherie.

Une désinformation qui n’a aucun effet

En février 2026, un deepfake vidéo a prêté à Emmanuel Macron des propos inventés sur le Rafale. La séquence a été diffusée par des comptes pro-pakistanais sur plusieurs plateformes. Depuis septembre 2025, le ministère des Armées publie un décryptage régulier appelé « Le Rafale face à la désinformation ».

Les notes ciblent directement les pays comme l’Indonésie, la Grèce, l’Égypte et le Qatar. Éric Trappier a lui-même pris la parole devant le Sénat. Selon le PDG, les clients déjà équipés en Rafale savent que les accusations chinoises sont fausses. La désinformation ne les atteint pas.

Et pour cause, Dassault Aviation n’a jamais été aussi solide. Fin 2025, le carnet de commandes atteignait 46,6 milliards d’euros avec 220 Rafale restants à livrer. Le chiffre d’affaires 2025 a grimpé de 19 % pour atteindre 7,42 milliards d’euros.

En février 2026, le Defence Acquisition Council indien a validé l’Acceptance of Necessity pour 114 Rafale en plus. Le montant estimé approche les 30 milliards d’euros. L’Élysée a salué « un jalon très important ». La suite industrielle est déjà engagée avec le Rafale F5 et son nouveau radar RBE2 XG prévus pour 2033.

Le SCAF franco-allemand, en pleine crise, a fait basculer les regards français vers New Delhi. La diplomatie française explore la piste indienne comme remplacement possible de l’Allemagne dans le programme de chasseur européen. L’Inde est donc un partenaire stratégique, pas un simple acheteur.

En parallèle, le programme Rafale F5 progresse comme il peu

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© Unsplash

Le programme F5 avance aussi malgré les retards. Les Émirats arabes unis ont claqué la porte après le refus français de partager des technologies sensibles en optronique. La France assume donc seule une facture de 5 milliards d’euros, un retrait qui retarde le calendrier du Rafale F5. Paris ne lâche pourtant rien et remet même au goût du jour le missile Stratus RS, une arme stratégique perdue depuis 1997. Cette relance prouve que la France ne compte pas dépendre de qui que ce soit pour ses capacités souveraines.

En clair, Pékin n’arrive pas à freiner le Rafale sur le marché à l’exportation. La Chine concentre donc ses efforts sur la désinformation pour fragiliser l’image du chasseur français auprès des clients. L’offensive numérique chinoise n’a pour l’instant fait bouger aucun client.

Taïwan reste le dossier sensible avec une flotte de Mirage 2000-5 à remplacer. Le 24 septembre 2025, Éric Trappier a été auditionné par l’Assemblée nationale. Selon le PDG de Dassault, Taipei veut du Rafale mais la décision appartient à l’Élysée. Si Paris donnait son feu vert, la réaction chinoise ne se fera pas attendre.

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