C’est à partir du 1er octobre 2026 que le leasing des pompes à chaleur est lancé en France, avec 55 000 foyers français concernés sur deux ans. Une aide qui finance une grande partie de l’installation et évite une avance de trésorerie. L’aide moyenne est de 9 800 euros par ménage modeste pour une enveloppe totale de 540 millions d’euros financée par les certificats d’économies d’énergie.

- Le leasing des pompes à chaleur démarre le 1er octobre 2026 et doit concerner 55 000 foyers modestes sur deux ans.
- L’aide moyenne atteint 9 800 € et le reste à charge est financé par un crédit ou un éco-prêt à taux zéro.
- Les premières installations sont prévues en novembre 2026 pour des maisons chauffées au gaz, au fioul ou au charbon.
Maud Bregeon, ministre déléguée à l’Énergie, présente ce leasing comme une réponse au principal frein à l’installation d’une pompe à chaleur, son prix de départ. Mais attention, puisque contrairement à ce que son nom peut laisser penser, ce n’est pas une location. Le ménage est bien propriétaire de la pompe à chaleur dès la pose, mais le reste à payer passe par un crédit ou un éco-prêt à taux zéro selon l’offre choisie.
Tout savoir sur l’aide d’État pour installer une pompe à chaleur
Les précommandes sont ouvertes par l’État avec six offres retenues qui concernent les propriétaires de maisons individuelles aux revenus modestes ou très modestes selon le barème de l’Agence nationale de l’habitat. Il faut que le logement soit chauffé au gaz, au fioul ou au charbon. Les appartements, les locataires et les foyers aux revenus intermédiaires ou supérieurs ne sont pas concernés.
Les seuils varient selon la taille du foyer et la région. En Île-de-France, un foyer de trois personnes entre dans la catégorie modeste jusqu’à 51 564 euros de revenu fiscal de référence. En dehors de l’Île-de-France, le plafond tombe à 39 148 euros. Le critère repose sur le revenu fiscal de référence du foyer et pas sur un quelconque salaire mensuel.
Le but est aussi d’éviter une hausse du budget énergie lors des premières années. La mensualité regroupe le remboursement du reste à charge et la maintenance. Une offre d’électricité à prix fixe sur trois ans peut aussi être proposée, mais le ménage a le droit de refuser.
Selon le cas présenté par le gouvernement, la dépense globale calculée après les travaux est inférieure ou égale à l’ancienne dépense d’énergie du foyer. Mais il faut garder en tête que la facture ne sera pas identique dans toutes les situations.
Des conditions à respecter
Le calcul repose sur les conditions standards de chauffage et sur une référence de prix de l’énergie. Parfois, la dépense finale est modifiée par un hiver plus froid, une température intérieure plus élevée ou une maison mal isolée. France Rénov’ nous rappelle que changer uniquement le chauffage ne suffit pas toujours dans un logement très mal isolé.
Le remboursement s’étale sur trois ans dans une grande majorité des dossiers avec une limite jusqu’à cinq ans. Lorsque le reste à charge est payé, le gouvernement estime que la baisse est beaucoup plus nette. Maud Bregeon résume : « À l’issue de ces trois ans, une fois la pompe à chaleur remboursée, la facture de chauffage pourra être divisée par deux ». Mais cette donnée est une estimation qui dépend du logement, de son isolation, de la météo et du prix de l’électricité.
Les pompes à chaleur retenues sont de type air/eau. Elles récupèrent les calories de l’air extérieur pour chauffer l’eau du circuit de chauffage. Chaque offre inclut au moins un modèle réversible qui peut aussi rafraîchir le logement en été. Le cahier des charges impose un agrément de l’État et un assemblage final réalisé au moins en partie dans l’Espace économique européen.
Quand auront lieu les premières installations
C’est en novembre 2026 que les premières installations sont prévues. Les ménages passent directement par les groupements sélectionnés par l’État. Pour vérifier la catégorie de revenus, les aides disponibles et l’adaptation du projet au logement, France Rénov’ est la référence.
Attention, puisqu’avec cette nouvelle aide lancée, il risque d’y avoir des démarchages frauduleux. Donc sur un tout autre sujet, restez prudent.
Source : Les Échos















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