#FrancePassoire explose sur les réseaux après les piratages d’État, signe du ras-le-bol des Français

On ne compte plus les piratages d’État. Plusieurs administrations furent frappées par des fuites de données et la semaine dernière, un groupe de pirates appelé ZeroBytes a mis la main sur les informations des impôts et de l’Éducation nationale. Face à cette série noire, le hashtag #FrancePassoire explose sur les réseaux sociaux, signe de la colère des citoyens français.

Sommaire
#FrancePassoire
© Unsplash / Image modifiée par ChatGPT
  • ZeroBytes revendique un nouveau piratage de l’État, avec 678 000 particuliers et entreprises touchés entre les impôts et l’Éducation nationale.
  • Le hashtag #FrancePassoire explose après une série noire, dont la fuite de 11,7 millions de comptes de l’ANTS en avril 2026.
  • Sébastien Lecornu veut monter une équipe contre les cyberattaques, mais ZeroBytes nargue déjà l’administration et promet d’autres fuites.

Ce sont 678 000 particuliers et entreprises qui sont touchés par ce piratage. Le groupe de pirates ZeroBytes assume totalement son acte sur X et explique que ce n’est que le début d’autres fuites de données à venir. Rappelons que juste après le piratage du fisc, c’est l’Éducation nationale qui fut touchée.

Les Français expriment leur colère avec #FrancePassoire

Mais on peut remonter très loin en arrière lors de cette année 2026. En avril dernier, c’est l’Agence nationale des titres sécurisés qui a exposé les données de 11,7 millions de comptes. La méthode est presque toujours la même, s’en prendre à un prestataire pour ensuite accéder au système de l’État.

Face à cette situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu souhaite monter une équipe pour intervenir contre les cyberattaques qui visent la France. Sauf que pour beaucoup, c’est beaucoup trop tard et le hashtag #FrancePassoire fait son apparition sur les réseaux sociaux. Ou plutôt, son retour.

Il suffit de se rendre sur X pour réaliser que beaucoup expriment leur colère face à des données sensibles que le gouvernement est censé protéger. Sauf que voilà, il faillit totalement à sa tâche et désormais les pirates ont des informations précieuses pour mener des attaques de phishing ciblées. Mais pas que puisque pour le piratage des impôts et ces 678 000 victimes, on parle de foyers aisés et donc possiblement d’attaques physiques contre eux.

Une série noire de piratage pour l’administration française

Mais attention toutefois, puisque le hashtag #FrancePassoire n’est pas né suite à ces récentes attaques. C’est en mai que Nathalie Goulet, sénatrice de l’Orne et membre de la commission des finances, a utilisé ce terme suite au piratage évoqué précédemment de l’Agence nationale des titres sécurisés. C’est Public Sénat qui a d’abord repris sa formule « France passoire ».

Puis rebelote en juin. Nathalie Goulet réutilise ce terme toujours dans le cadre des « fuites et piratages que subit en ce moment l’administration ». Depuis, cette formule est un hashtag qui se répand.

Mais désormais une question se pose : est-ce que la France va enfin réagir et l’équipe de Sébastien Lecornu sera-t-elle efficace ? Car pour le moment, il suffit de se rendre sur le compte X de ZeroBytes pour voir que le groupe s’amuse de la situation et va jusqu’à narguer l’administration française.

Dans l’un des messages postés par le compte, on peut même lire le pirate indiquer qu’il n’a aucune « éthique » et continuera ses méfaits. Rappelons que BFM TV a pu s’entretenir avec le groupe et la chaîne d’information en continu note qu’il semble jeune. Toutefois, les pirates n’ont pas activé leur caméra et ont uniquement échangé via une messagerie cryptée avec les journalistes.

Une affaire remontée jusqu’au sommet de l’État

Si les hackers se trouvent en France, puisque l’affaire est montée jusqu’aux plus hautes sphères de l’État, on s’attend à une réponse pénale très forte en guise d’exemple. Mais pour le moment, les personnes derrière ZeroBytes n’ont pas été identifiées. Du moins, les autorités n’ont pas communiqué à ce propos.

Mais puisqu’une enquête a été lancée, on imagine que les experts de la cybersécurité sont sur le dossier au moment même où ces lignes sont rédigées.

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