Piratage des impôts : 678 000 personnes touchées, voici les données volées et les profils concernés

La Direction générale des Finances a confirmé le piratage des données de impots.gouv.fr. Depuis, un pirate revendique le vol des données fiscales de 678 437 personnes. Voici les informations qui auraient été dérobées et les principaux profils concernés.

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impots.gouv.fr piratage
© Image IA d’illustration générée avec ChatGPT / BuzzArena
  • La DGFiP confirme une intrusion sur impots.gouv.fr, tandis qu’un pirate revendique le vol des données fiscales de 678 437 personnes.
  • Les données exposées incluraient noms, adresses, identifiants fiscaux, revenus, taux de prélèvement, situation familiale et parts fiscales.
  • Les personnes visées seraient surtout des particuliers et professionnels, avec des profils très aisés parmi les particuliers touchés.

Le 12 août, un pirate appelé ZeroBytes a revendiqué l’attaque sur un forum cybercriminel. Le lendemain, la DGFiP a confirmé l’intrusion dans un communiqué. L’accès remonterait à fin juin 2026 après une usurpation d’identité.

Les foyers aisés sont la cible principale de cette attaque

Le pirate a consulté puis extrait des données de particuliers et de professionnels. L’administration n’a pas confirmé les 678 437 personnes possiblement piratées. Mais reste que les preuves partagées ont l’air assez solides et dresse les profils principalement concernés par ce piratage.

C’est FrenchBreaches qui a reçu un échantillon de la part du pirate. Sur les 678 437 personnes touchées, 392 867 seraient des particuliers et 285 570 des professionnels. Ces particuliers seraient 26 805 à afficher un revenu fiscal de référence de 100 000 euros ou plus, 386 à dépasser le million et 8 à dépasser 10 millions.

En clair, les données volées concernerait les foyers les plus aisés, une belle cible pour les escrocs. L’intrusion rappelle la grave faille repérée sur impots.gouv.fr au printemps 2026 mais cette fois-ci, il y aurait de gros dégâts.

Quelles données ont été volées après le piratage des impôts ?

piratage impots.gouv.fr

Voici toutes les données qui auraient été dérobées par le pirate suite au piratage de impots.gouv.fr : 

  • Noms et prénoms
  • Dates et lieux de naissance
  • Identifiants fiscaux
  • Adresses postales
  • Numéros de téléphone
  • Emails
  • Situations familiales
  • Nombres de personnes à charge
  • Nombres de parts fiscales
  • Revenus fiscaux de référence
  • Taux de prélèvement à la source

Et toutes ces informations sont un danger. Il faut dire qu’un escroc capable de citer votre revenu, votre adresse et votre nombre de parts inspire de suite confiance. On parle d’un terrain de chasse parfait pour l’hameçonnage et l’usurpation d’identité, bien plus efficaces qu’avec un simple nom.

Selon le récit du pirate à prendre avec des pincettes, l’attaque a débuté sur des serveurs internes avant de passer par un serveur VPN. Puis l’accès a ouvert la porte d’un outil interne de recherche sur les contribuables.

Le cybercriminel a aspiré les données avant la coupure de sa connexion avant de les mettre en vente pour plusieurs milliers d’euros. Le même pirate aurait déjà visé Intermarché et la Fédération française de handball.

L’administration française, cible de choix des pirates

Ces chiffres restent à confirmer, car les pirates gonflent souvent l’ampleur de leurs vols pour vendre plus cher. Reste que le fisc a validé l’intrusion elle-même, une confirmation qui crédibilise la revendication. L’attaque contre impots.gouv.fr prolonge une série noire pour l’administration française. En février 2026, le fichier bancaire FICOBA a exposé 1,2 million de comptes après le vol des identifiants d’un fonctionnaire.

La DGFiP traîne aussi un système informatique vieux de plus de 40 ans, au point que le fisc envisage de migrer vers Linux pour réduire sa dette technique. Une fragilité qui permet aux pirates d’attaquer plus aisément.

Bref, la prudence s’impose pour tout contribuable. Rappelons que le fisc ne réclame jamais d’identifiants ou de coordonnées bancaires par mail ou par téléphone. Toute demande de ce genre cache une tentative de fraude.

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