L’infrastructure qui gérait des IPTV illégales à travers le monde vient de tomber, des dizaines de sites pirates disparaissent

Streamed est tombé. Il s’agissait d’une infrastructure par laquelle passaient des dizaines d’IPTV illégaux et qui attirait des centaines de millions de visiteurs. C’est donc un gros coup contre le piratage sportif qui a eu lieu.

Sommaire
    IPTV
    © Envato
    • Streamed, une infrastructure utilisée par des dizaines d’IPTV pirates, a fermé ses portes et provoqué la chute de nombreux sites de streaming sportif illégal.
    • Son réseau pesait lourd : environ 36 sites l’utilisaient encore en juillet 2026 pour un total de 463 millions de visites.
    • La raison exacte de la fermeture reste inconnue, alors que la pression internationale contre le piratage sportif s’intensifie.

    Streamed était surtout un fournisseur de flux. Les sites pirates intégraient son lecteur vidéo sur leur page au lieu d’héberger les matchs eux-mêmes. Plusieurs sites pirates dépendaient donc de Streamed sans que les visiteurs ne le sachent vraiment.

    À lire : Voici notre sélection des meilleures IPTV en 2026

    Alors forcément avec la fermeture de Streamed, ce sont des dizaines d’IPTV illégaux qui tombent. Principalement ceux qui retransmettaient des rencontres sportives, alors que les ayants droit du football se battent contre ces sites.

    Le message publié par Streamed est limpide : “Nous n’exploitons plus Streamed. Merci pour votre soutien au fil des ans.” Dans le sillage de leur départ, les responsables de l’infrastructure recommandent cinq autres plateformes pirates à leurs anciens utilisateurs, ce qui écarte la thèse d’un accord avec des ayants droit.

    Et Streamed n’était pas n’importe quelle infrastructure. En juillet 2025, 29 sites l’utilisaient pour un cumul de 134 millions de visiteurs. Et en juillet de cette année, c’était environ 30 pour 463 millions de visites. L’audience a donc triplé en un an, alors que le nombre d’IPTV pirates est resté le même. La taille de Streamed dans l’écosystème IPTV était donc énorme. Près de la moitié du trafic provenait des États-Unis, du Canada et du Royaume-Uni.

    La Motion Picture Association gardait un œil sur l’infrastructure depuis longtemps. Il faut dire que Streamed alimentait des IPTV illégaux comme HydraHD, RiveStream, StreamEX ou Mapple. Depuis la fin de l’infrastructure, on voit des erreurs 404 sur ces sites. Bref, des dommages collatéraux qui frappent la communauté pirate, toujours dans un jeu du chat et de la souris avec les ayants droit.

    Comme expliqué précédemment, on ne sait pas exactement pourquoi Streamed a fermé ses portes. Sur le site, pas de bandeau de saisie judiciaire et aucune organisation de lutte contre le piratage n’a revendiqué l’opération.

    Pourtant Streamed était signalé au gouvernement des États-Unis comme une menace majeure en termes de piratage. Est-ce la pression gouvernementale qui a poussé les gérants à vite fermer boutique ? On ne le saura peut-être jamais.

    Le streaming sportif pirate subit une offensive internationale. Parmi les gros coups de filet, la fermeture de Streameast par les autorités égyptiennes et l’Alliance for Creativity and Entertainment, un réseau qui utilisait environ 80 domaines et a attiré plus de 1,6 milliard de visites en un an.

    Le mois dernier, Canal+ et LaLiga ont aussi signé un accord de lutte contre le piratage dans près de 50 pays. Le marché du streaming sportif illégal a une énorme audience face à la multiplicité des offres pour suivre plusieurs compétitions, mais surtout les tarifs jugés prohibitifs.

    Selon The Guardian, en janvier dernier, il y avait 3,6 milliards de flux sportifs illégaux au Royaume-Uni, soit plus de deux fois le niveau mesuré trois ans auparavant. Rien qu’en 2024 et 2025, l’équipe anti-piratage de la Premier League a supprimé plus de 230 000 flux en direct sur les réseaux sociaux.

    Réagissez à cet article !

    Un avis, une expérience, un désaccord ? La discussion est ouverte.