IPTV illégale : les amendes de 1 000 € tombent déjà pour les clients

L’Italie passe à la vitesse supérieure dans sa guerre contre les IPTV illégales. La Serie A réclame 1 000 euros de dommages et intérêts à chaque client identifié. Les premiers paiements ont été reçus à la fin du mois de février 2026.

IPTV amende
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Pour rappel, l’Italie est le pays européen le plus agressif contre le piratage sportif avec son Piracy Shield et ses amendes pour les utilisateurs. Tout part d’une enquête criminelle à Lecce. En mai 2025, la Guardia di Finanza a annoncé que 2 282 clients d’IPTV pirates ont été identifiés dans 80 provinces italiennes.

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Les clients d’une IPTV illégales sont sanctionnés par une amende

Les forces de l’ordre ont démantelé un gros réseau et récupéré la base de données complète des abonnés. Toutes personnes identifiées a reçu une amende de l’État, entre 154 et jusqu’à 5 000 euros pour les récidivistes. Sauf que voilà, ce n’était que le premier coup de massue.

DAZN a frappé en premier. À l’automne 2025, la plateforme de streaming sportif a envoyé des courriers à ces clients pour réclamer 500 euros en plus de en dommages civils. Il ne s’agit pas d’un remplacement de l’amende de l’Italie. Mais bien d’une facture en plus. Résultat, les clients pirates se retrouvent avec deux factures pour la même infraction.

La Serie A a suivi avec une demande encore plus lourde. En janvier 2026, Luigi De Siervo, directeur général de la ligue italienne, a confirmé l’envoi d’environ 2 000 courriers. Toutes les lettres réclament 1 000 euros de dommages et intérêts pour préjudice subi par le championnat.

Fin février, le dirigeant a confirmé que les premiers chèques avaient été encaissés. « Nous rétablissons enfin l’état de droit dans notre pays », a-t-il déclaré. Luigi De Siervo prévient les fraudeurs. « Ceux qui utilisent le pezzotto ou des applications pirates seront identifiés. » Les amendes iront jusqu’à 5 000 euros. La Serie A réclame 1 000 euros en plus. Autant dire que la facture s’alourdit très vite pour les fraudeurs. La Serie A n’a pas précisé le nombre exact de paiements reçus.

Des clients identifiés à partir de leurs données bancaires

Mais alors comment les clients ont-ils été identifiés ? En gros, aucune surveillance de connexion n’a eu lieu. Les pirates n’ont pas été repérés via leur adresse IP ou leur activité en ligne. Ce sont les données bancaires et les informations personnelles suite au démantèlement du réseau de Lecce qui ont servi.

Les enquêteurs ont fouillé la base de données du fournisseur d’IPTV et retrouvé les traces de paiement de chaque client. Des avocats de la défense contestent cette méthode. Ils estiment que les amendes reposent sur une simple piste financière, sans preuve de visionnage. Après tout, aucune adresse IP n’a été identifiée, aucun appareil n’a été saisi et aucune œuvre protégée n’a été nommée dans les citations. Pour rappel, l’Italie a aussi créé de faux sites d’IPTV pour piéger les clients et récupérer leurs données personnelles.

Ces contestations juridiques n’ont pas empêché l’envoi des courriers et l’encaissement des paiements. Andrea Abodi, ministre italien des Sports, est allé encore plus loin en octobre 2025. Il demande à publier les noms des personnes prises la main dans le sac avec une IPTV pirate. En clair, un « name and shaming » public. « Ce n’est plus une question de vie privée, c’est un crime », a-t-il déclaré. Mouais…

Cette situation peut-elle aussi arriver en France ?

L’ironie de la situation est à souligner. Le site officiel de la Serie A affiche une publicité pour 1XBET, un bookmaker en ligne. Sauf que la Motion Picture Association a classé cette entreprise parmi les « marchés notoires du piratage ». 1XBET est régulièrement promu via des films piratés en filigrane et des publicités sur des sites pirates. Bref, la ligue qui réclame 1 000 euros à ses pirates fait la promotion d’un partenaire qui promeut au piratage.

1XBET
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Et ce qui se passe en Italie pourrait arriver en France. La lutte contre les IPTV illégales s’intensifie dans l’Hexagone avec une proposition de loi pour qualifier le piratage de délit. Canal+ a obtenu le blocage de 16 sites pirates par NordVPN et Surfshark en janvier 2026. Pour le moment, la France ne s’attaque pas directement aux clients, mais la justice frappe déjà les utilisateurs dans d’autres pays européens.

Et tout laisse penser que l’étau se resserrera un peu plus. En attendant, le modèle italien montre une chose. Les clients d’IPTV pirates ne sont plus à l’abri.

  • La Serie A réclame 1 000 euros de dommages et intérêts à chaque client d’IPTV pirate identifié, et les premiers paiements ont été encaissés fin février 2026.
  • Les clients ont été identifiés via la base de données et les traces de paiement récupérées après le démantèlement du réseau de Lecce, pas via une adresse IP.
  • En plus des amendes de l’État, DAZN a déjà envoyé des courriers pour réclamer 500 euros, ce qui alourdit la facture pour les mêmes clients.

Source : TorrentFreak

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