BYD lance ces quatre voitures électriques pas chères mais vous ne pourrez pas les conduire

BYD lance une cinquième marque appelée Linghui. Au rendez-vous, plusieurs nouveaux véhicules, de nouvelles voitures électriques pas chères. Sauf que voilà, vous ne pourrez pas conduire ces modèles et on vous explique la raison.

BYD Linghui

Pourquoi ? Déjà, car ils ne sont disponibles qu’en Chine. Mais surtout, ils s’adressent aux taxis, VTC et flottes d’entreprises. En gros, alors que BYD cherche à conquérir le marché des hybrides rechargeables, ce segment B2B s’adresse aux professionnels avec ses véhicules électriques à des tarifs qui défient toute concurrence.

BYD lance quatre nouveaux véhicules mais uniquement pour une clientèle précise

Le but pour le constructeur chinois, actuellement en guerre contre Tesla sur le marché européen, est de conquérir un segment lucratif. C’est sur la page web officielle de BYD que l’annonce a été faite. La marque Linghui de la firme chinoise promet une « mobilité à haute valeur ajoutée ». La cible est claire : les chauffeurs qui cherchent fiabilité, économie et prix abordables. C’est un réseau totalement indépendant qui se chargera de la distribution de ces voitures très particulières.

Les quatre premiers modèles destinés aux professionnels ont été déposés auprès du ministère chinois de l’industrie et des technologies de l’information dès le 8 janvier 2026. Sans surprise, ces modèles pour les professionnels sont des versions revisitées de modèles existants dans le catalogue BYD.

La Linghui E5 reprend la base de la berline Qin Plus EV, un véhicule long de 4,80 m avec un moteur électrique de 100 kW, soit 134 chevaux. On trouve une batterie LFP de 72 kWh pour une autonomie maximale de 610 km selon le cycle d’homologation chinois CLTC. C’est environ 520 km en norme européenne WLTP.

BYD Linghui

Pour la Linghui E7, c’est un cran au-dessus avec 4,78 m de long. Elle reprend la base de la Sealion 06 EV et sera proposée en deux motorisations. L’entrée de gamme à 100 kW et 130 kW pour la version plus puissante, soit respectivement 134 et 174 chevaux. La capacité de la batterie n’est pas encore connue.

La troisième berline de la gamme est la Linghui E9, un dérivé de la BYD Han EV de près de 5 m. Idem, deux versions motorisées avec 135 kW et 150 kW, soit l’équivalent de 181 et 201 chevaux. L’autonomie maximale atteint 430 km.

Pour finir, le monospace Linghui M9 complète l’offre. Un véhicule basé sur le BYD Xia, que l’on connaît à l’international sous le nom BYD M9. Un modèle de 5,20 m qui peut accueillir jusqu’à 7 passagers. Mais contrairement aux berlines 100 % électriques, le Linghui M9 a une motorisation hybride rechargeable. Sous le capot, un bloc essence 1,5 litre, un moteur électrique de 200 kW, soit 268 chevaux.

Des prix qui pourraient défier toute concurrence

Pour les tarifs, BYD n’a encore rien communiqué, mais un indice permet de savoir qu’ils seront peu chers. La BYD E7 lancée en mai 2025 pour les flottes de VTC démarre à environ 13 200 euros au taux de change actuel. Autant dire que c’est très accessible, avec une grille tarifaire impossible à atteindre pour les constructeurs européens. Rappelons que nos entreprises locales ont déjà du mal à proposer des citadines électriques sous la barre des 25 000 euros.

Cette cinquième marque complète le portefeuille déjà bien fourni de BYD. En Chine, le constructeur a cinq filiales. D’abord la marque principale BYD avec ses gammes Dynastie, Océan. Ensuite Denza, positionnée sur le premium. Fang Cheng Bao se spécialise dans les véhicules tout-terrain et quant à Yangwang, c’est le luxe. Pour Linghui, ce sera donc les professionnels du transport comme cible.

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