La Protection Civile a été piratée et plus de 525 000 profils seraient concernés, avec environ 15 000 photographies. La Fédération Nationale de Protection Civile confirme la cyberattaque contre sa plateforme eProtec avec accès non autorisé à des données personnelles. Des mineurs enregistrés comme cadets apparaissent dans les données analysées par FrenchBreaches.

- La Protection Civile confirme un piratage d’eProtec, avec plus de 525 000 profils et environ 15 000 photos évoqués par FrenchBreaches.
- Des profils de mineurs enregistrés comme cadets apparaissent dans les données, avec parfois une date de naissance, une section et une photographie.
- La fuite ne contiendrait pas de mots de passe ni de coordonnées bancaires, mais assez d’informations pour du phishing ciblé.
C’est en mars 2026 que l’attaque a frappé eProtec, le logiciel qui gère les bénévoles, les plannings et les formations de la fédération. Les pirates ont exfiltré les données sans se faire détecter. Les adhérents n’ont été prévenus que ce mois-ci par la fédération dans une communication interne : « À ce stade des investigations, certaines de vos données personnelles sont susceptibles d’avoir été concernées par cet incident. »
Quelles données ont été volées à la Protection Civile ?
Une plainte a été déposée auprès de la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris. Les cybercriminels adorent ces outils de gestion en externe puisque le pirate des impôts a vidé les données de l’Éducation nationale via la plateforme de formation de ses personnels.
Notons en revanche que le chiffre de 525 000 profils est avancé par FrenchBreaches selon ses informations, la fédération ne le cite pas dans sa notification. Et surtout, on ne sait pas si chaque enregistrement correspond à une seule personne.
Voici les données qui ont été volées à ma Protection Civile :
- Nom
- Prénom
- Date de naissance
- Numéro de téléphone
- Profession
- Section locale
- Photographie
- Statut de cadet pour certains mineurs
Des mineurs concernés par cette cyberattaque
La Protection Civile a 32 000 bénévoles actifs dans plus de 95 départements alors l’écart laisse penser que la base de données remonte loin dans le temps. Ce qui n’aurait rien d’étonnant, le piratage de l’Éducation nationale a permis aux pirates de récupérer 20 ans de données.
Des profils de mineurs apparaissent dans les données analysées. La Protection Civile accueille des jeunes avec son dispositif de cadets et des fiches avec ce statut portent une date de naissance, une section et parfois une photographie. Le décompte exact des mineurs concernés n’a pas été fait.
En clair, les 15 000 photographies ne concernent pas que des cadets, mais une partie se rattache à ces jeunes. On parle de fiches avec le statut de cadet, une date de naissance et une photographie sur le même profil. Les profils de mineurs se vendent malgré leur sensibilité puisque les bulletins de 3,5 millions d’élèves se sont retrouvés en vente sur le dark web après le piratage d’EduConnect.
Quelles données n’ont pas été dérobées ?
Bonne nouvelle dans cette tempête, ces données n’ont pas été volées à la Protection Civile :
- Mots de passe
- Coordonnées bancaires
- Pièces d’identité
Mais identité, une date de naissance, un numéro, une profession, une section locale et une photographie suffisent amplement pour du phishing ou tout autre arnaque personnalisée. Et un escroc qui se fait passer pour la fédération pour vous piéger a l’air bien plus crédible. Alors si vous êtes adhérent, prudence face aux futures communications.
Étrangement, personne n’a revendiqué l’attaque et on ne trouve pas de traces d’une vente sur les forums de cybercriminels. Une discrétion qui tranche avec les pirates qui médiatisent leurs coups comme ZeroBytes qui a la langue bien pendue dernièrement.
Sauf que voilà, l’absence de revendication n’enlève rien à la gravité des faits puisque les données sont dans la nature, où qu’elles se trouvent.. Rappelons que la France enchaîne les fuites et face à cette situation, le hashtag #FrancePassoire a explosé sur les réseaux après les derniers piratages d’État.















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