Lee Marten, sergent de la police de Vancouver atteint de la maladie de Charcot, a eu le droit à un implant cérébral Neuralink et contrôle désormais son PC par la pensée. Il s’agit du 26e patient implanté dans le monde.

- Lee Marten, sergent de Vancouver atteint de la maladie de Charcot, contrôle désormais son PC par la pensée grâce à un implant Neuralink.
- Neuralink présente une première mondiale avec des fils insérés à travers la dure-mère sans la découper, et un curseur contrôlé en moins d’une heure.
- Lee Marten est le 26e patient implanté dans le monde, le 3e Canadien et le premier malade de Charcot implanté au Canada.
En mai dernier, une équipe de 25 médecins, ingénieurs et spécialistes du Canada et des États-Unis a opéré Lee Marten pendant six heures à l’hôpital Toronto Western. Le sergent s’est réveillé aux soins intensifs avec 27 agrafes sur le crâne et une forte douleur à la tête.
Un nouveau patient Neuralink prouve que l’implant change la vie
Une heure plus tard, Lee Marten testait déjà l’implant avec les ingénieurs de Neuralink. « Ils m’ont dit que j’étais le premier de tous les participants à faire ça aussi vite après l’opération », raconte le policier à CBC News.
Résultat, le curseur suit sa pensée et le clavier virtuel est aussi rapide que ses doigts. « Je sais que ça ressemble à de la science-fiction, mais je suis là et ça fonctionne. »


Le 30 juin 2026, Neuralink a annoncé la première mondiale dans une vidéo. Le robot de l’entreprise a inséré les fils de l’implant de Lee Marten à travers la dure-mère sans la découper. Et le policier contrôlait un curseur moins d’une heure après.
On parle d’une membrane dix fois plus épaisse que les fils de l’implant. Ces fils sont plus fins qu’un cheveu et la dure-mère cache un réseau de vaisseaux sanguins. Neuralink a donc redessiné son aiguille et développé une imagerie qui visualise les vaisseaux à travers le tissu.
Rappelons que le protocole d’antan obligeait le chirurgien à retirer un bout de crâne puis à ouvrir la dure-mère au scalpel. Le robot insérait ensuite les fils. Le 1er janvier 2026, Elon Musk a promis une procédure « presque entièrement automatisée » en 2026, avec des fils qui « traverseront la dure-mère sans avoir à la retirer ».
Une opération inédite sans découper la dure-mère
Lee Marten a 48 ans. Le policier compte 18 années de service à Vancouver, dont 7 à la tête de l’unité vélo, et 14 ans dans la réserve des Forces armées canadiennes. Mais en 2022, sa jambe gauche se bloque en pleine séance de musculation, puis son triceps commence à trembler. En 2024, le diagnostic de sclérose latérale amyotrophique tombe.
Un groupe WhatsApp appelé Young Guns a partagé l’annonce de l’essai clinique. Glenn Love, ancien joueur de football des BC Lions, a créé ce groupe de malades. Lisa Marten a inscrit son mari dès qu’une publicité Facebook est apparue. « Qu’avions-nous à perdre ? », explique-t-elle.


Le couple Marten espère surtout que l’implant permettra à Lee Marten de parler à sa famille après la perte de la parole. Mais aussi de prendre ses décisions médicales, jusqu’à une éventuelle aide médicale à mourir si la situation se dégrade.
L’implant N1 a la taille d’une pièce de monnaie et compte 1 024 électrodes sur 64 fils placés dans le cortex moteur. Une application capte le signal en Bluetooth et traduit l’intention de mouvement en action à l’écran, sur un MacBook et un iPhone dans le cas de Lee Marten. Lisa Marten active l’implant depuis la maison avec un casque.
Neuralink poursuit ses implantations humaines
Depuis juin 2025, un homme paralysé joue à Battlefield 6 comme un pro avec sa puce Neuralink et montre le potentiel de l’implant. Neuralink ouvre la porte à beaucoup de possibilités autrefois fermées pour les patients paralysés.
En novembre 2024, Santé Canada a autorisé l’essai CAN-PRIME pour quatre ans, avec Toronto Western comme site canadien. Le 27 août et le 3 septembre 2025, deux Canadiens tétraplégiques ont reçu les premiers implants posés hors des États-Unis. Lee Marten est le troisième Canadien implanté et le premier qui souffre de la maladie de Charcot à l’être.
En janvier 2026, Neuralink comptait 21 participants dans le monde, contre 12 quatre mois auparavant. Sauf que voilà, la participation d’hôpitaux canadiens à un essai d’Elon Musk fait débat au Canada à cause des coupes du milliardaire dans l’aide internationale des États-Unis.
Lee Marten a répondu à Radio-Canada. « Quand tu reçois un diagnostic de maladie incurable, il n’y a pas grand espoir auquel s’accrocher. Ça va peut-être améliorer le temps qu’il me reste et me permettre d’ouvrir la voie à tous ceux qui traversent la même épreuve. »















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