« Les impôts, ce n’était que le début » : les pirates du fisc et de l’Éducation nationale ne comptent pas s’arrêter là

Le piratage des impôts et de l’Éducation nationale fait grand bruit depuis plusieurs jours. Et les hackers de ZeroBytes ont accordé un entretien à BFM TV et expliquent sur leur compte X que « les impôts, ce n’était que le début ».

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impots.gouv.fr piratage
© Image IA d’illustration générée avec ChatGPT / BuzzArena
  • ZeroBytes revendique le piratage des impôts et de l’Éducation nationale, avec 678 000 particuliers et entreprises touchés.
  • Les pirates expliquent à BFM TV vouloir vendre les données au plus offrant et promettent que « les impôts, ce n’était que le début ».
  • L’affaire prend une ampleur nationale, avec un risque de phishing personnalisé et même d’attaques physiques contre des profils aisés.

Les dégâts sont énormes, puisque l’on parle de 678 000 particuliers et entreprises piratés avec des données sensibles dans la nature. Alors certes, le fisc les contacte individuellement depuis plusieurs jours, mais force est de constater que l’administration française ne cesse d’être touchée par des fuites de données. Les hackers de ZeroBytes s’en sont également pris à l’Éducation nationale avec près de deux décennies d’informations désormais en vente.

ZeroBytes promet de continuer ses agissements contre l’administration

Tout d’abord, précisons que ZeroBytes est le pseudonyme de deux pirates qui constituent ce groupe, selon BFM TV. La chaîne d’information en continu a pu s’entretenir avec eux, alors que sur X, ils promettent de poursuivre leurs agissements.

C’est via une messagerie chiffrée que BFM TV a contacté ZeroBytes, qui explique ne pas regretter son geste. Pour eux, « leur service était mal sécurisé, c’est tout ». Les pirates remettent donc la faute sur le manque de protection de l’administration française en termes de numérique.

Il faut dire que c’est loin d’être la première fois que la France est touchée par un piratage, et déjà auparavant, des données administratives s’étaient retrouvées en vente. ZeroBytes n’en est pas à son coup d’essai, et on lui doit notamment le piratage de la Fédération française de handball.

Mais alors, quelle motivation derrière ZeroBytes ? C’est simple, « vendre » au plus offrant. On parle de plusieurs dizaines de milliers d’euros, selon les pirates lors de leur entretien avec BFM TV. Et le groupe a déjà reçu des offres.

Des piratages remontés aux plus hautes sphère de l’État

Quant à leur identité, « je ne ferai aucun appel par vidéo ou par voix », répond le groupe, alors que les deux pirates se disent de nationalité française. BFM TV note que « leur manière de s’exprimer trahit plutôt un jeune âge ». Sauf que voilà, le dossier est remonté aux plus hautes sphères de l’État, jusqu’à provoquer une réunion de crise interministérielle.

Il ne fait aucun doute que les enquêteurs vont mettre les bouchées doubles pour remonter jusqu’à ZeroBytes, si ce n’est pas déjà fait. Leur coup d’éclat contre le site des impôts les a largement fait remarquer, mais aussi la manière dont ils ont directement interpellé le ministère de l’Éducation nationale sur X. ZeroBytes s’est aussi moqué de la Direction générale des finances publiques sous la publication qui parlait justement de cette fuite de données.

Bref, il ne fait aucun doute que cette histoire ne s’arrêtera pas là et que le dossier prend une ampleur nationale. L’Hexagone est touché par une série noire et il semblerait que cette affaire soit la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Mais désormais, face au manque de protection de nos données que l’on confie pourtant au gouvernement, se pose la question d’enfin la renforcer.

La cybersécurité française, une véritable passoire

Pourquoi aura-t-il fallu attendre autant d’années et une telle catastrophe pour qu’enfin les lignes commencent un chouïa à bouger dans les hautes sphères de l’État ? Espérons que cet épisode serve de leçon et que nos informations personnelles soient bien mieux sécurisées, car désormais avec ces données dans la nature, les pirates sont capables de mener des attaques de phishing personnalisées et très pointues.

Rappelons que les 678 000 particuliers et entreprises touchés par le piratage du site des impôts sont principalement des profils aisés. On parle de possibles attaques physiques et autres drames humains dans la vraie vraie avec ces données fiscales accessibles aux criminels.

Source : BFMTV

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