BYD garde sa Dolphin Surf au prix de 10 000 euros et fait passer sa puissance de 75 à 127 chevaux. Le constructeur chinois a fait homologuer une nouvelle génération de sa voiture électrique, la moins chère de sa gamme (appelée Seagull en Chine).

- BYD prépare une nouvelle Seagull/Dolphin Surf plus puissante, avec 127 chevaux contre 75, tout en gardant un prix chinois autour de 10 000 euros.
- Le constructeur ajoute même du LiDAR sur une version mieux équipée, malgré la guerre des prix et la chute des ventes face à Geely.
- En Europe, ce tarif reste impossible : la Dolphin Surf démarre à 22 990 euros, notamment à cause des droits de douane sur les voitures électriques chinoises.
BYD garde sa voiture électrique d’entrée de gamme sous la barre des 10 000 euros. Le prix est l’arme de cette citadine. La Seagull, son nom chinois, s’affiche à partir de 69 900 yuans en Chine, environ 10 000 euros. Sa version la mieux dotée grimpe à 85 900 yuans, soit près de 12 600 euros.
BYD offre des chevaux en plus à sa fameuse Dolphin Surf
Il s’agit du tarif d’entrée le plus bas du constructeur chinois. En mai 2026, BYD a ajouté un LiDAR sur cette citadine sans toucher à ce plancher tarifaire. Il faut dire que la moindre hausse ferait basculer les clients vers les rivales chinoises.

Le 10 juillet 2026, le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information a publié les fiches de la nouvelle génération. Son moteur passe de 55 à 95 kilowatts, soit 127 chevaux contre 75 aujourd’hui. La voiture s’allonge de 42,5 centimètres et mesure 4,205 mètres. En gros, cette citadine à 10 000 euros atteint la taille de la Dolphin, longue de 4,28 mètres. Sa vitesse maximale monte à 150 km/h et la version de base pèse 1 180 kilos.
Ce maintien du prix répond à une guerre tarifaire féroce en Chine. En 2025, la Geely Xingyuan a détrôné la Seagull et s’est imposée comme la voiture la plus vendue de Chine. On parle de plus de 465 000 exemplaires écoulés.
Une nouvelle génération mieux équipée que la précédente
La Seagull a chuté à 163 174 ventes sur les six premiers mois de l’année, en recul de 42,63 %. Résultat, BYD répond par le produit plutôt que par une nouvelle remise. Ce choix contraste avec les retards de livraison du constructeur sur ses modèles plus chers. Le constructeur chinois maintient son tarif d’entrée malgré ce recul.


Mais ce n’est pas tout, BYD installe aussi son équipement le plus cher sur ce modèle d’entrée de gamme. La finition la mieux dotée reçoit un LiDAR, un radar avant, un radar arrière et des radars latéraux. Cet équipement passe sous la barre des 100 000 yuans, environ 12 800 euros.
Pour rappel, ce type de capteur équipait seulement les voitures de luxe des années avant. Bref, le LiDAR est désormais un argument d’entrée de gamme. Les concurrents de BYD vont revoir l’équipement de leurs modèles les moins chers.
Sauf que voilà, ce prix de 10 000 euros ne sera jamais proposé en Europe. En Europe, la Dolphin Surf démarre à 22 990 euros, soit plus du double du tarif chinois. Cette Dolphin Surf se facture 18 675 livres au Royaume-Uni.
Mais un prix de 10 000 euros qui ne sera pas proposé en Europe
Les droits de douane européens sur les voitures électriques chinoises expliquent cet écart. Et pour cause, BYD fabrique ses propres batteries et compresse ses coûts en Chine, un avantage que les taxes annulent en partie chez nous.

En clair, le constructeur chinois pratique quand même les tarifs les plus bas du marché européen. Sa progression passe par l’avance prise sur Tesla et par une gamme que sa Dolphin G DM-i hybride complète un cran au-dessus. En janvier 2026, la progression de BYD dans l’Union européenne a atteint 175 % sur un an.
Cette bataille des petits prix a poussé le constructeur chinois jusqu’à ses tentatives d’entrée au capital de Renault. Le veto de l’Élysée a stoppé ces avances. La nouvelle Seagull arrive en Chine à la fin du troisième trimestre, avec un tarif que BYD n’a pas encore dévoilé.
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