« L’enfer se déchaînait » : Starlink prouve sa supériorité, même en plein cyclone dévastateur

Starlink s’est démarqué lorsque le cyclone tropical Fina frappait le nord de l’Australie dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 novembre 2025. Un habitant appelé Alec Ross-Fuller a publié un message à destination d’Elon Musk pour vanter la résistance de sa connexion Starlink pendant ces conditions extrêmes.

Starlink SpaceX
© Unplash

« Elon Musk est incroyable, nous venons de traverser un cyclone de catégorie 3 dans le Territoire du Nord en Australie. Starlink n’a pas failli un seul instant. Même au plus fort du cyclone, nous regardions YouTube à la télévision pendant que l’enfer se déchaînait dehors. Starlink est fantastique, merci. », a déclaré Alec Ross-Fuller.

Le patron de SpaceX, qui mise sur la robotique avec le projet Optimus de Tesla, a déclaré lors d’une prise de parole : « Même si une région entière ou un pays entier perdait sa connectivité à cause d’ouragans violents, d’inondations, d’incendies, de tornades ou de tremblements de terre, Starlink garantit une solution pour rester toujours connecté en cas d’urgence. »

Il faut dire que l’architecture même du réseau est solide. Starlink repose sur une constellation de milliers de satellites en orbite basse à environ 550 km d’altitude. L’entreprise, qui ambitionne de mettre fin aux zones blanches, exploite désormais plus de 8 800 satellites en orbite, dont environ 8 000 sont opérationnels.

Une armada qui représente à elle seule plus de 60 % de l’ensemble des satellites autour de la planète. En juillet 2025, Starlink revendiquait plus de 6 millions de clients à travers le monde et une croissance de 2,7 millions d’utilisateurs sur un an.

La capacité de Starlink a déjà été mise à l’épreuve lors de catastrophes naturelles ces dernières années. SpaceX a rapidement rétabli les communications dans les zones les plus touchées, comme Fort Myers Beach, suite au passage de l’ouragan Ian en Floride en 2022.

Plus récemment, à l’automne 2024, l’ouragan Hélène a dévasté le sud-est des États-Unis et isolé notamment l’ouest de la Caroline du Nord : 40 kits Starlink ont été déployés par l’agence fédérale américaine de gestion des urgences pour les communications entre équipes de secours. Puis 140 supplémentaires ont été acheminés pour reconstruire les infrastructures de communication.

L’orbite basse choisie par SpaceX est un avantage décisif par rapport aux satellites géostationnaires positionnés à environ 35 000 km de la Terre. Starlink, qui ambitionne de mettre fin aux zones blanches, propose une latence fortement réduite : le temps de réponse entre l’envoi d’une requête et la réception des données tombe à environ 25 ms contre plus de 600 ms pour les systèmes classiques.

Une réactivité qui permet des usages comme des visioconférences fluides, du jeu en ligne, du streaming vidéo en haute définition, etc. Les équipes de secours ont aussi la possibilité de coordonner leurs interventions en direct, d’accéder à des images satellites des zones sinistrées ou d’organiser des visites médicales à distance.

Désormais, le cyclone Fina poursuit sa route vers l’ouest après avoir frôlé Darwin. Il se dirige sur les côtes de l’Australie-Occidentale et pourrait prochainement passer en catégorie 4.

  • Starlink est resté opérationnel pendant le cyclone tropical Fina dans le nord de l’Australie, comme l’a raconté Alec Ross-Fuller.
  • Le réseau repose sur une constellation en orbite basse à environ 550 km, avec plus de 8 800 satellites dont environ 8 000 opérationnels.
  • La latence est d’environ 25 ms, contre plus de 600 ms pour les satellites géostationnaires.

Réagissez à cet article !