La situation est critique pour Tesla. Ses parts de marché sur son propre territoire, les États-Unis, s’effondrent face à une concurrence agressive. Selon les données de Cox Automotive, le constructeur automobile a atteint son plus bas niveau en termes de ventes depuis 2017.

La chute de Tesla est inexorable alors que ses modèles comme le Cybertruck ne se vendent plus, même constat pour les véhicules électriques de sa gamme. Autrefois, la firme d’Elon Musk détenait plus de 80 % du marché électrique états-unien, mais désormais on ne parle que de 38 % en août. Il s’agit d’une première pour l’entreprise depuis 2017, qui tombe donc sous la barre des 40 %. Pour rappel, c’est à cette époque que la production du Model 3 a été lancée, un modèle dont le prix est même bradé en Chine pour s’écouler.
La situation n’a jamais été aussi critique pour les ventes de Tesla
Si Tesla se retrouve dans une situation de baisse des ventes, c’est à cause d’une concurrence de plus en plus agressive. Face à la loi du Big Beautiful Build de Donald Trump, beaucoup de constructeurs proposent des remises avant la fin du crédit d’impôt fédéral. Il y a également une concurrence chinoise de plus en plus forte représentée par BYD.
Alors que les autres constructeurs électriques dévoilent de nouveaux modèles, Tesla fait face à une gamme vieillissante et refuse de commercialiser certains modèles en Europe et aux États-Unis, comme le Model Y L.
Mais ce n’est pas tout puisque Elon Musk l’a dit lui-même, le futur est tourné vers le robot humanoïde Optimus à 80 %, mais aussi vers les robotaxis alors que l’ancien dirigeant de Waymo considère que Tesla est très mauvais dans le domaine. Le constructeur automobile a aussi reporté ou annulé ses projets de véhicules électriques moins coûteux.
Toutefois, Elon Musk reste à la tête de Tesla malgré toutes ses difficultés. Le conseil d’administration a même proposé un package de rémunération de 1 000 milliards de dollars. Le but est d’atteindre une valorisation de 8 500 milliards de dollars sur la prochaine décennie.
Pourtant, l’automobile est le moteur financier de Tesla. Mais ses derniers modèles ont provoqué la déception comme le fameux Cybertruck, même si une version plus compacte est prévue, ou encore le rafraîchissement du Model Y.
Tesla fait face à une concurrence de plus en plus redoutable
Stephanie Valdez Streaty, directrice des analyses sectorielles chez Cox Automotive, déclare : « Tesla se positionne comme une entreprise de robotique et d’IA, mais quand on est un constructeur automobile sans nouveaux produits, les parts de marché commencent à décliner. » Les données montrent qu’en juillet, les parts de Tesla sont passées à 42 % contre 48,7 % en juin. Il s’agit de la baisse la plus marquée depuis mars 2021.
L’engagement politique d’Elon Musk lui porte aussi préjudice alors que le milliardaire a lancé son parti politique. Le milliardaire a largement soutenu Donald Trump avant de se retourner contre lui, ce qui a eu un impact négatif sur l’image de l’entreprise. Tesla se retrouve donc face à un dilemme : soutenir ses ventes avec des incitations qui détruisent sa rentabilité, ou maintenir ses profits en acceptant de perdre des parts de marché.
Tesla est distancée en juillet par des concurrents comme Hyundai, Honda, Kia et Toyota avec des incitations supérieures à celles de l’entreprise d’Elon Musk. « Ces constructeurs traditionnels bénéficient tous de ce sentiment d’urgence et arrivent à proposer des offres attractives qui fonctionnent. » explique Stephanie Valdez Streaty.
C’est, comme expliqué précédemment, la fin des incitations des crédits d’impôt pour l’achat d’un véhicule électrique annulés par Donald Trump qui motive les acheteurs. Les consommateurs se ruent sur les véhicules électriques d’autres entreprises que Tesla pour profiter de ce bonus avant sa suppression.
- Tesla s’effondre aux États-Unis avec seulement 38 % de parts de marché en août 2025, son plus bas niveau depuis 2017. La firme détenait autrefois plus de 80 % du marché électrique états-unien.
- La concurrence est féroce : les constructeurs traditionnels (Hyundai, Honda, Kia, Toyota) proposent des incitations plus fortes, et les marques chinoises comme BYD grignotent aussi des parts. La fin des crédits d’impôt fédéraux décidée par Donald Trump accélère ce basculement.
- Tesla souffre d’une gamme vieillissante, du flop du Cybertruck et du refus de lancer certains modèles en Europe et aux États-Unis. Elon Musk mise sur Optimus et les robotaxis, mais ces projets ne compensent pas la chute des ventes.
Source : Reuters
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