Rien ne va plus pour le Cybertruck. Tesla lance l’opération de la dernière chance et augmente les remises face à des ventes décevantes. Selon Business Insider, l’entreprise d’Elon Musk revoit ses objectifs à la baisse en termes de production.

Plusieurs semaines après la suspension des livraisons du Cybertruck à cause de problèmes d’adhérence des garnitures, la production tournerait à capacité réduite avec une diminution des effectifs. “Le parking se vide de jour en jour” confie un employé de Tesla à Business Insider. Des employés à la production du pick-up électrique se retrouvent réorientés vers les lignes du Model Y depuis janvier dernier.
Pour sauver les meubles, Tesla baisse le prix du Cybertruck

La situation étonne peu : déjà, en décembre 2024, Tesla avait informé son personnel d’une réduction dans les plannings et objectifs de production du Cybertruck qui a battu un triste record de rappels. Les chiffres contredisent les ambitions affichées par Elon Musk.
Elon Musk visait des ventes annuelles de 250 000 Cybertruck, le pick-up n’a été vendu qu’à 25 000 exemplaires par an, soit dix fois moins que prévu. Lors du premier trimestre 2025, seuls 6 406 modèles ont été livrés selon Cox Automotive, moitié moins qu’au précédent.
Conséquence directe : les stocks s’accumulent pour le Cybertruck. Tesla se retrouverait avec 2 400 unités invendues sous les bras en ce début de deuxième trimestre soit 200 millions de dollars d’inventaires. Parmi ces véhicules figurent des modèles 2024 inéligibles aux crédits d’impôt fédéraux et des exemplaires « Foundation Series », une édition abandonnée en octobre dernier.
Pour écouler ce surplus, Tesla propose des remises allant jusqu’à 10 000 dollars, soit environ 8 900 euros, avec une moyenne autour de 8 000 dollars. Malgré ces réductions, il n’y a qu’une centaine de Cybertruck qui ont trouvé preneur depuis le début du mois.
Au-delà des difficultés du Cybertruck, Tesla subit un large boycott, notamment en Europe où se profile une année 2025 catastrophique. Pourquoi ? Le rapprochement d’Elon Musk du gouvernement Trump jusqu’à rejoindre DOGE dans le but de licencier en masse des fonctionnaires.
Source : New York Post
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