Le dimanche 2 mars, Blue Ghost s’est posé sur la Lune après un voyage spatial de 45 jours. L’atterrisseur de Firefly Aerospace effectuera un jour lunaire complet, soit 14 jours sur Terre, et mènera des expériences scientifiques pour la NASA.

Ça y est. Blue Ghost, qu’il était possible de suivre en direct lors de son alunissage, débute ses expériences. Le module étasunien s’est posé dans la mer des Crises, une vaste plaine de lave solidifiée qui se trouve dans un cratère de 550 km de diamètre au nord-est de la face visible de la Lune, près de son équateur.
Atterrissage réussi pour Blue Ghost, sa mission lunaire débute
Les images montrent la silhouette de Blue Ghost qui projette son ombre sur le sol lunaire, confirmation de son atterrissage parfaitement exécuté. La mission est donc un succès pour la NASA et son programme Commercial Lunar Payload Services (CLPS), dont le but est de nouer des partenariats avec le secteur privé pour des missions lunaires. Firefly Aerospace, entreprise texane, a reçu 101 millions de dollars de financement de la NASA. Il s’agit de la seconde compagnie étasunienne à réussir un alunissage dans le cadre de ce programme.
#BlueGhost X-band antenna has deployed! This will allow us to more rapidly downlink high-definition imagery and videos and transmit payload science data back to Earth. Stay tuned for more! #BGM1 pic.twitter.com/Vi8fumKI4X
— Firefly Aerospace (@Firefly_Space) March 2, 2025
La mission de Blue Ghost durera 14 jours et effectuera plusieurs expériences à partir des poussières lunaires. Maria Banks, scientifique du projet CLPS, explique qu’il s’agit d’étudier la façon dont la poussière adhère aux matériaux. Des images ont été capturées lors de la descente à la surface pour analyser comment le panache de la fusée affecte le régolithe lunaire. L’engin teste également l’utilisation de l’électromagnétisme pour réduire ou empêcher que la poussière ne s’accumule.
Firefly Aerospace a seulement développé l’atterrisseur. Les instruments scientifiques proviennent d’entreprises spécialisées comme Lunar PlanetVac, avec son aspirateur lunaire conçu par Honeybee Robotics pour collecter des échantillons de poussière. Ils seront alors analysés plus tard sur Terre en préparation du programme Artemis.
L’administrateur adjoint associé pour l’exploration à la direction des missions scientifiques de la NASA, Joe Kearns, a souligné lors d’une conférence de presse avant l’atterrissage de Blue Ghost que l’opération était très difficile. Il s’agit d’une réussite étasunienne face à d’autres échecs précédents, notamment ceux de la Russie, du Japon, de l’Inde ou encore d’Israël, qui ont échoué dans leurs tentatives de se poser sur la Lune. Les États-Unis, avec la société Astrobotic, ont aussi perdu l’atterrisseur Peregrine en janvier 2024.
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