NASA : pourquoi le nom de Thomas Pesquet revient pour Artémis III

Le 9 juin 2026, Thomas Pesquet saura s’il ira sur la Lune. La NASA tiendra une conférence de presse pour annoncer les quatre astronautes de la mission Artemis III. L’agence spatiale étasunienne s’exprimera à 17 heures (heure française) au Centre spatial Johnson de Houston. L’astronaute français figure parmi les candidats européens, mais le contexte joue contre lui.

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Thomas Pesquet Artemis III Lune NASA
© Image IA d’illustration générée avec ChatGPT / BuzzArena
  • Le 9 juin 2026, la NASA annoncera les quatre astronautes d’Artemis III et Thomas Pesquet saura si l’Europe obtient une place dans l’équipage.
  • L’annulation de Gateway fragilise les trois sièges européens promis, car l’ESA doit désormais renégocier sa place avec l’agence spatiale étasunienne.
  • Artemis III n’ira plus sur la Lune mais servira de vol d’essai en orbite basse, ce qui fait d’Artemis IV la cible la plus logique pour Thomas Pesquet.

Pour rappel, Thomas Pesquet a déclaré sur France 24 que sa sélection « pourrait être bien partie » pour une mission vers la Lune. En avril 2026, le Français a glissé cette confidence au moment où l’équipage d’Artemis II rentrait sur Terre après dix jours autour de la Lune.

Thomas Pesquet vers la Lune ? La NASA s’apprête à dévoiler son équipage

L’astronaute de l’Agence spatiale européenne reste le candidat le mieux placé en Europe pour fouler le sol lunaire. Sa collègue française Sophie Adenot est de toute façon indisponible puisqu’elle effectue une mission de longue durée à bord de la Station spatiale internationale jusqu’à la fin de l’année 2026.

Sauf que voilà, la donne a changé depuis l’annulation de la station Gateway par la NASA. La station orbitale lunaire avait pour rôle d’être un point d’amarrage et l’Europe et ses trois sièges réservés dans le programme.

Thomas Pesquet Artemis III Lune NASA
© NASA

Ces sièges reposaient sur la contribution de l’ESA à Gateway. Sans Gateway, la base juridique des trois places européennes a disparu. Début avril 2026, le directeur général de l’ESA, Josef Aschbacher, a indiqué que l’Europe allait « négocier » sa place avec la NASA.

En clair, le quota européen n’est plus acquis. L’ESA continue de fournir les modules de service de la capsule Orion, contribution que Washington considère comme acquise.

L’Europe pourrait ne pas être du voyage

Il faut dire qu’Artemis III a aussi perdu de son prestige. En début d’année 2026, la NASA a refondu son programme Artemis et a basculé l’alunissage habité sur la mission Artemis IV. Le premier vol humain à se poser sur la Lune est repoussé à 2028. Le futur équipage d’Artemis III testera les manœuvres d’amarrage entre la capsule Orion et les futurs atterrisseurs lunaires commerciaux de SpaceX et Blue Origin.

Le 26 mai 2026, l’agence a publié son communiqué et a évoqué des « capacités critiques de rendez-vous et d’amarrage ». Le vol restera en orbite terrestre basse, à quelques centaines de kilomètres de notre planète, au sommet de la fusée SLS.

Résultat, Thomas Pesquet vise probablement plus Artemis IV que Artemis III. En décembre 1972, la mission Apollo 17 a réalisé le dernier alunissage habité. Artemis IV marquera donc le premier retour humain sur le sol lunaire depuis cette date.

Pour Thomas Pesquet, une affectation sur Artemis III, simple vol d’essai en orbite basse, ne lui apporterait pas la même gloire qu’un alunissage. L’astronaute français a 48 ans, ce qui lui laisse encore plusieurs années de carrière active dans le corps des astronautes.

Le 9 juin, la NASA dévoilera l’équipage d’Artemis III

Thomas Pesquet Artemis III Lune NASA
© NASA

Le 9 juin tranchera sur deux questions. La NASA annoncera l’identité des quatre astronautes et l’Europe saura si elle obtient au moins un siège dans ce vol d’essai. L’équipage d’Artemis II comptait une femme avec Christina Koch, un astronaute afro-étasunien avec Victor Glover et un Canadien avec Jeremy Hansen aux côtés du commandant Reid Wiseman.

Et pour cause, cette diversité reflétait les engagements pris sous la présidence de Joe Biden. Sous Donald Trump, les priorités politiques de la NASA ont changé. La sélection d’Artemis III donnera un signal clair sur la trajectoire de l’agence sur ce point.

Bref, pour Thomas Pesquet, l’annonce de cette semaine n’est pas la fin de l’histoire. Si Artemis III lui échappe, Artemis IV reste sa cible naturelle. À condition que l’ESA arrive à reprendre la main face à une NASA pressée par la Chine, qui prépare sa propre mission lunaire habitée pour 2030.

Source : NASA

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