Donald Trump ne veut plus que vous utilisiez “intelligence artificielle”. Le POTUS explique que dans l’administration étasunienne, ce mot est considéré comme utilisé par les “ennemis”. Le dirigeant veut que son terme “super intelligence” soit imposé partout, même si l’IA actuelle est loin d’être une super intelligence, loin de là.

- Donald Trump impose « super intelligence » à la place d’« intelligence artificielle » dans l’administration fédérale américaine.
- Le terme est pourtant trompeur puisque la « super intelligence » désigne normalement une IA hypothétique supérieure aux humains.
- 1. Cette obligation ne concerne que les États-Unis, mais plusieurs figures de la tech comme Jensen Huang ou Mark Zuckerberg sont d’accord.
C’est sur son réseau social Truth Social que Donald Trump a déclaré : “La Maison-Blanche considère toute personne qui utilise le terme IA au lieu du nouveau terme plus précis de super intelligence comme L’ENNEMI.” Le dirigeant des États-Unis impose donc le terme “super intelligence”, abrégé SI.
Trump impose désormais le terme « super intelligence »
C’est à la fin du mois de septembre que Donald Trump a signé un décret qui impose ce terme aux ministères et agences fédérales. Désormais, les communications officielles, les rapports et les documents administratifs utilisent le terme “super intelligence” à la place d’IA. En revanche, il n’y aura pas d’amende, de sanctions pénales ou d’obligations pour le secteur privé.
La logique est même poussée jusqu’aux tribunaux. Une note interne demande aux salariés de la justice d’utiliser ce terme “dans toute la mesure permise par la loi”. Le texte précise que cette règle concerne aussi les documents remis aux juges quand le contexte le justifie.
Donald Trump cherche surtout à changer l’image de l’IA, à sa façon. Le POTUS estime que le mot “artificiel” renvoie à quelque chose de faux. Une stratégie qui arrive au moment où une partie du public se méfie de cette technologie face à ses conséquences sur l’humanité ou encore ses effets sur l’emploi. Et puis ne parlons même pas des centres de données qui pullulent et aggravent le réchauffement climatique.
Selon un sondage YouGov, 53 % des personnes interrogées préfèrent le terme IA contre seulement 9 % pour “super intelligence”. Et puis le nouveau nom pose un problème de sens, ce qui montre que Donald Trump ne comprend rien à cette technologie.
Pourtant, la « super intelligence » n’existe même pas
Dans la recherche, une super intelligence désigne une IA hypothétique dont les capacités dépasseraient celles des humains dans quasiment tous les domaines. Alors utiliser cette expression pour ChatGPT, Gemini ou Claude brouille la frontière que les experts utilisent.
Malgré tout, une partie de la Silicon Valley suit Donald Trump aveuglément. Elon Musk a annoncé que désormais SpaceXAI s’appellerait SpaceXSI pour suivre le président des États-Unis. Jensen Huang, PDG de Nvidia, utilise aussi le terme et parle de “fabrique de super intelligence” à propos des centres de données. En revanche, d’autres dirigeants continuent à dire IA dans leur communication.
Donald Trump a aussi confié la direction d’une nouvelle Super Intelligence Force à Jay Clayton, à la tête du renseignement national étasunien. Son équipe fédérale coordonnera la politique de Washington sur la technologie en travaillant sur les risques, la cybersécurité, l’emploi et les infrastructures.
Trump veut imposer son vocabulaire au monde entier
Bien évidemment, pour quelqu’un de français, rien ne change juridiquement puisque le décret concerne uniquement les États-Unis. Donald Trump ne peut pas imposer son vocabulaire au monde entier même si on le sait, le POTUS a une mentalité très expansionniste jusqu’à menacer l’indépendance du Canada notamment.
Le précédent “Gulf of America” imposé par Donald Trump montre sa stratégie agressive. “America” a remplacé “Mexico” dans le “Gulf of Mexico”. Plusieurs applications GPS ont suivi comme Google Maps ou Apple Maps, mais l’Associated Press a refusé d’abandonner le terme Gulf of Mexico et en réponse, la Maison-Blanche a réduit son accès. Si en avril 2025, un juge fédéral a rejeté cette exclusion, la cour d’appel a toutefois laissé les restrictions en place pour la suite du procès.















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