IPTV illégale : deux revendeurs condamnés à un an de prison et 15 000 euros d’amende en France

Deux revendeurs d’IPTV pirate ont été condamnés à un an de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende par le tribunal d’Arras. Un détective privé de la Ligue de football professionnel les a piégés. Il s’est fait passer pour un client.

Sommaire
IPTV Aras prison amende
© Image IA d’illustration générée avec Gemini / BuzzArena
  • Deux revendeurs d’IPTV pirate ont été condamnés à un an de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende par le tribunal d’Arras.
  • Un détective privé mandaté par la LFP s’est fait passer pour un client pour remonter jusqu’aux deux hommes.
  • La LFP réclame aussi 100 000 euros de dommages et intérêts, une demande qui sera examinée le 27 novembre prochain.

Le parquet d’Arras ne lâche rien sur les IPTV pirates. Après la condamnation de 19 utilisateurs à des amendes, deux revendeurs ont comparu devant le tribunal. La Voix du Nord rapporte que les deux hommes avaient un casier vierge et cherchaient à arrondir leurs fins de mois. Ils achetaient des codes d’accès à 50 euros et les revendaient jusqu’à 100 euros à leurs clients.

À lire : Voici notre sélection des meilleures IPTV en 2026

La LFP demande 100 000 euros aux deux revendeurs d’IPTV

En 2024, ce trafic leur a rapporté 34 000 euros de chiffre d’affaires. Il faut dire que la demande est énorme puisque les IPTV pirates permettent de regarder des matchs de football, du MMA, etc. Mais aussi des films récents et les catalogues complets de Netflix, Disney+ et d’autres plateformes pour une fraction du prix d’un abonnement légal.

C’est un détective privé mandaté par la LFP qui les a identifiés. L’enquêteur a joué le rôle d’un client et a remonté la filière jusqu’aux deux revendeurs. Le mardi 7 avril, les deux hommes ont été condamnés à un an de prison avec sursis et à 15 000 euros d’amende dont 10 000 avec sursis. La LFP réclame en plus 100 000 euros de dommages et intérêts. Cette demande sera examinée le 27 novembre prochain.

La Ligue a publié un communiqué sans équivoque : « La lutte contre le piratage constitue une priorité absolue pour le groupe LFP. De nombreuses actions pénales ciblant les revendeurs d’abonnements IPTV sont engagées, et leurs clients peuvent être entendus et poursuivis. »

La justice passe la seconde dans la lutte contre les IPTV illégales

En Italie, les amendes de 1 000 euros tombent déjà pour les simples clients d’IPTV pirate. La Serie A a récupéré les bases de données et les traces de paiement après le démantèlement d’un réseau à Lecce. Ce sont 2 282 abonnés identifiés dans 80 provinces qui sont désormais identifiés. La France n’en est pas encore là. Mais les 19 utilisateurs condamnés à Arras montrent que la justice ne se contente plus de viser les gérants. Les clients sont aussi dans le collimateur.

Sauf que voilà, la répression ne s’arrête pas aux revendeurs et aux clients. Canal+ et la LFP ont déclaré la guerre aux VPN pour protéger la Ligue des Champions et le Top 14. En janvier 2026, Canal+ a obtenu du tribunal judiciaire de Paris que NordVPN et Surfshark bloquent 16 sites pirates pour les utilisateurs français.

Les fournisseurs de DNS alternatifs comme Google, Cloudflare et Cisco sont aussi contraints de bloquer des centaines de domaines pirates après le rejet de tous leurs recours par la Cour d’appel de Paris. L’Arcom élimine des centaines de sites pirates chaque week-end lors des matchs de Ligue 1 et prépare un blocage en temps réel pour la prochaine Coupe du Monde.

De la prison et des amendes, la justice ne rigole plus

Bref, l’étau se resserre. Les gérants d’IPTV pirates risquent de la prison ferme et les revendeurs écopent de sursis et d’amendes. Les clients sont aussi poursuivis. Les VPN sont sommés de bloquer les sites sous pression judiciaire, tout comme les DNS alternatifs aussi. Mais malgré tout, les pirates trouvent de nouvelles méthodes pratiquement impossibles à bloquer. Ils diffusent les matchs sur les réseaux sociaux avec un simple smartphone.

Selon la LFP et l’Arcom, 55 % des téléspectateurs ont regardé le premier PSG-OM de la saison via des méthodes illégales. Le préjudice pour l’industrie sportive atteint 290 millions d’euros par an. Les condamnations d’Arras envoient un message clair. Mais tant que les prix des abonnements légaux resteront aussi élevés, la demande ne faiblira pas.

Source : La Voix du Nord

Réagissez à cet article !