Le jeudi 3 juillet 2025, la Terre atteindra son point le plus éloigné du Soleil. Il s’agit d’une position astronomique appelée aphélie, qui place notre planète à 122 887 738 km de son étoile, selon l’Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Éphémérides. Le moment précis de l’aphélie aura lieu à 19h54 et 43 secondes, soit 21h54 à Paris.

La date du 3 juillet est l’un des deux points extrêmes de l’orbite terrestre, légèrement elliptique malgré les apparences. Et pour cause, l’orbite de la Terre n’est pas un cercle parfait, mais une ellipse avec une excentricité de 0,0167 : une faible déformation géométrique qui, toutefois, provoque des variations notables de distance pendant l’année. Cela crée deux positions remarquables : le périhélie pour la distance minimale, et l’aphélie pour la distance maximale.
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Pourquoi le 3 juillet 2025 marque le point le plus éloigné entre la Terre et le Soleil
Le 4 janvier 2025, à 13h28 UTC, la Terre a traversé son périhélie à 147 103 692 km. L’écart entre ces deux extrêmes est d’environ 5 millions de kilomètres, soit une variation de 3,3 % de la distance moyenne entre la Terre et le Soleil. Une différence astronomique qui n’influence pas les saisons sur Terre.
L’inclinaison de l’axe de rotation terrestre, de 23,5 degrés par rapport au plan orbital, détermine les cycles saisonniers. L’orientation de chaque hémisphère vers le Soleil gère l’ensoleillement que l’on reçoit, d’où l’été et l’hiver selon la géographie. L’hémisphère nord connaît l’été car orienté vers le Soleil depuis le solstice du 21 juin à 4h42 à Paris. Ce moment correspond à l’exposition maximale de la surface septentrionale aux rayons solaires, à une longitude solaire de 90 degrés.
Le paradoxe saisonnier montre cette indépendance. D’un côté, l’hémisphère nord vit son été alors que la Terre s’éloigne du Soleil. De l’autre, l’hiver nordique correspond au périhélie de janvier, quand la planète se rapproche au maximum de son étoile.
Les dates d’aphélie et de périhélie changent lentement dans le calendrier et avancent d’environ 20 minutes tous les ans. Une dérive temporelle qui modifiera progressivement la correspondance entre saison et distance solaire. Dans 5 000 ans, l’aphélie correspondra à l’équinoxe d’automne. Et dans 10 000 ans, il arrivera au moment du solstice d’hiver, ce qui inversera complètement la situation actuelle.
Source : Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides
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