Cette comète est visible sans télescope en France, voici comment l’observer avant qu’elle disparaisse

La comète C/2025 R3 PanSTARRS est visible sans instrument en France. Elle brille dans le ciel avant l’aube et les nuits de mi-avril offrent les meilleures conditions pour l’observer. Ce spectacle ne se reproduira pas, voici comment ne pas le manquer.

Sommaire
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  • La comète C/2025 R3 PanSTARRS est visible sans instrument en France avant l’aube depuis le 11 avril 2026.
  • Les meilleures nuits pour l’observer sont celles du 15 au 17 avril, en regardant vers l’est et le nord-est à partir de 5 h du matin.
  • Venue du Nuage d’Oort, elle ne repassera plus après son passage près du Soleil.

En septembre 2025, le télescope PanSTARRS installé à Hawaï sur le volcan Haleakala a repéré la comète. Le Minor Planet Center l’a confirmée peu après. C/2025 R3 PanSTARRS est une voyageuse du Nuage d’Oort. Il s’agit d’une zone glacée qui se situe aux confins de notre Système solaire et que les astronomes appellent parfois le « réservoir à comètes ».

Comment observer la comète C/2025 R3 PanSTARRS ?

Son orbite originelle s’étalait sur environ 170 000 ans. Sauf que voilà, la gravité de Jupiter a modifié sa trajectoire au cours de cette traversée du Système solaire. La comète ne repassera plus. Elle sera éjectée vers l’espace interstellaire après son passage près du Soleil.

Depuis le 11 avril 2026, la comète est visible sans jumelles ou télescope. Sa luminosité a franchi le seuil de la magnitude 5, ce qui la rend perceptible pour un œil exercé sous un ciel sombre. Pour rappel, la nouvelle Lune du 17 avril tombe à pic puisqu’elle supprime toute pollution lumineuse due à notre satellite naturel. Les nuits du 15 au 17 avril sont donc idéales. Il faut regarder vers l’est et le nord-est à partir de 5 h du matin, avant que le Soleil ne commence à éclaircir l’horizon.

La comète se trouve dans le Carré de Pégase, une constellation facile à repérer grâce à ses quatre étoiles bien visibles qui dessinent un carré dans le ciel. En dessous et sur la gauche, trois planètes forment un triangle. On trouve Saturne, Mars et Mercure. Elles seront aussi visibles sans instrument, mais un peu plus tard vers 6 h. Bref, c’est une fenêtre assez courte avant le lever du Soleil, mais le spectacle vaut le réveil.

Pour se repérer, des applications gratuites comme Star Walk ou Stellarium permettent de pointer le ciel avec son smartphone et d’identifier la comète instantanément. Une paire de jumelles standard suffira pour ceux qui cherchent plus de détails.

En photographie, une pose de quelques secondes avec un trépied révélera sa queue d’ions bleutée qui s’étend sur plusieurs degrés dans le ciel. Le 14 avril 2026, la NASA a partagé une photographie inouïe sur son site Astronomy Picture of the Day. Le cliché montre une longue traînée de gaz ionisé éclairée par le vent solaire.

Le 19 avril, point culminant de ce phénomène exceptionnel

Le 19 avril, la comète atteindra son périhélie. Il s’agit de son point le plus proche du Soleil, à environ 75 millions de km. Le 26 avril, elle sera au plus près de la Terre à 73 millions de km. C’est après le périhélie que les choses seront spectaculaires. Un phénomène de rétroéclairage par la lumière du Soleil pourrait faire bondir sa luminosité.

Les prévisions les plus optimistes parlent d’une magnitude de -0,5, ce qui la rendrait aussi lumineuse qu’une planète. Mais les comètes sont imprévisibles et il est aussi possible qu’elle ne survive pas à son passage si près du Soleil. En clair, personne ne sait si elle va exploser en luminosité ou se désintégrer. C’est aussi ce qui rend l’observation si unique.

Le problème, c’est qu’après le 19 avril, la comète descendra de plus en plus bas sur l’horizon. Il faudra un ciel bien dégagé vers l’est pour continuer à la voir. Entre le 20 et le 24 avril, elle brillera probablement plus fort, mais sa position basse compliquera l’observation depuis la France. À partir de la fin du mois, elle ne sera plus visible que depuis l’hémisphère sud.

L’espace est plus que jamais dans les esprits

Artemis II NASA
© NASA

Ce moment arrive alors que le monde vit un printemps sous le signe de l’espace. Les quatre astronautes de la mission Artemis II sont revenus de leur survol de la Lune il y a quelques jours à peine. Thomas Pesquet a même déclaré être le mieux placé pour marcher sur la Lune lors d’une prochaine mission. Le ciel n’a jamais autant fait parler de lui et cette comète est une occasion rare d’observer un phénomène céleste sans le moindre équipement.

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