La conduite totalement autonome, c’est une promesse de longue date d’Elon Musk. Mais en catimini, Tesla modifie cette définition du Full Self-Driving (FSD) et abandonne donc ses promesses à propos d’une totale autonomie.

Le changement a été repéré dans un document que le constructeur a déposé auprès de la Securities and Exchange Commission. Ce document a été remis dans le cadre de la possible rémunération de 1000 milliards de dollars pour Tesla proposée par le Conseil d’administration. Pourtant, les ventes n’ont jamais été aussi calamiteuses et le constructeur traverse une période difficile.
Tesla modifie discrètement un document sur sa conduite autonome
Pour remonter la pente, Tesla a donc plusieurs stratégies et s’éloigne progressivement du statut de constructeur de véhicules électriques particuliers. Tout d’abord, Elon Musk l’a dit, son robot humanoïde Optimus représentera 80% de Tesla ces prochaines années. Mais l’entreprise mise aussi sur les robotaxis et la conduite autonome proposée par le Full Self-Driving.
Sauf que ce logiciel de conduite n’offre pas une totale autonomie comme prévu. Il faut que le conducteur soit toujours attentif pour reprendre le contrôle quand nécessaire. Il s’agit du niveau 2 d’autonomie selon la Society of Automotive Engineers.
Depuis 10 ans, Elon Musk promet à qui veut l’entendre que Tesla s’approche de la conduite autonome de niveau 5. Sauf que cet objectif est sans cesse reporté. La nouvelle définition du Full Self-Driving montre que Tesla n’a pas confiance en sa technologie. On ne trouve même plus de mention des niveaux d’automatisation de la Society of Automotive Engineers.
Dans le document, on lit : « Full Self-Driving signifie un système de conduite avancée, quel que soit le nom marketing utilisé, capable d’effectuer des tâches de transport qui fournissent une fonctionnalité autonome ou similaire dans des conditions de conduite spécifiées. »
La formulation est habile puisque Tesla dit que son Full Self-Driving propose une « fonctionnalité similaire » à la conduite autonome sans réellement l’être. La définition est donc large pour que, théoriquement, Elon Musk puisse recevoir ses 1000 milliards de dollars sans même que son projet n’avance.
Plusieurs procès et critiques visent Tesla à propos du FSD
Bref, rien d’étonnant de la part d’Elon Musk qui est un grand habitué des fausses promesses. Les fans de Tesla attendent toujours de pied ferme la Roadster qui n’est toujours pas disponible et dont la sortie est constamment repoussée. Le Full Self-Driving pose problème depuis longtemps à Tesla. C’est d’ailleurs cette définition qui agace le département des véhicules motorisés de Californie. Le constructeur automobile est poursuivi pour publicité mensongère à cause du nom Full Self-Driving.
Dans cette affaire, les avocats du constructeur automobile admettent que la conduite autonome promise n’est pas là mais que ce n’est pas forcément une fraude. Même la présidente du National Transportation Safety Board critique le Full Self-Driving en expliquant que ce logiciel ne propose pas « la conduite autonome complète » mais qu’il s’agit d’une « tromperie ».
Face à tous ces problèmes, Tesla a rajouté « Supervised » juste après le terme Full Self-Driving. En Chine, c’est encore pire puisque ce nom a été abandonné pour adopter « Intelligent Assisted Driving ». Il y a actuellement beaucoup de conflits autour de cette soi-disant conduite autonome de Tesla.
Rappelons que le constructeur fait face à un procès suite au décès d’une jeune femme à cause d’un conducteur qui était au volant avec cette technologie activée. Un procès coûteux qui pourrait faire perdre des dizaines de millions de dollars au constructeur automobile.
Source : Electrek
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