Citroën enterre essence et hybride sur sa future 2CV : seule l’électrique passera sous les 15 000 €

Stellantis abandonne le thermique et l’hybride pour sa future 2CV électrique. Le groupe réserve le tout-électrique à sa prochaine gamme de petites citadines proches de la 2CV. C’est la fin de l’essence pour les petites voitures du groupe.

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Citroën 2CV électrique essence hybride
© Unsplash
  • Stellantis réserve le tout-électrique à sa future gamme de petites citadines inspirées de la 2CV, sans version thermique ni hybride.
  • Le choix est surtout économique et réglementaire : un petit moteur thermique coûterait trop cher, tandis que Bruxelles prépare un cadre favorable aux petites électriques.
  • La 2CV électrique doit arriver en 2028, fabriquée en Italie, avec un objectif de prix sous les 15 000 euros.

Emanuele Cappellano, directeur de Stellantis pour l’Europe élargie, l’a confirmé au congrès Automotive News Europe, à Bruxelles. Ce choix rompt avec la « liberté de choix » que le groupe défendait depuis des années.

La Citroën 2CV n’aura pas le droit à l’essence et l’hybride

Le projet porte le nom de E-Car chez Stellantis. Il s’agit d’une famille de petites voitures électriques pensées pour l’Europe. Ces modèles se passeront de thermique et d’hybride. La plateforme STLA One garde plusieurs motorisations pour les modèles plus grands.

En février 2026, Antonio Filosa, patron du groupe, vantait encore un large choix de motorisations. Le virage versle projet E-Car à 15 000 euros marque donc une vraie bascule.

Le calcul derrière ce choix est d’abord économique. Un petit moteur thermique adapté aux prochaines règles anti-pollution serait trop cher à concevoir. Il faut dire que les marges sur ce segment sont très faibles. Volkswagen a fait de même et a remplacé sa Polo essence par l’ID. Polo électrique.

Emanuele Cappellano l’a résumé sans détour. Stellantis ne peut plus financer seul ses investissements face à la guerre des prix. Aucune 2CV essence ou hybride ne sera proposée aux clients.

Le cadre posé par Bruxelles avantagera la Citroën 2CV électrique

Un argument réglementaire a compté autant que le reste. La Commission européenne prépare une classe à part, appelée M1E. Elle vise les modèles électriques sous 4,20 mètres fabriqués en Europe. Cette classe s’inspire des kei-cars japonaises et cherche à réduire les gros SUV en ville.

Ce statut applique un facteur de 1,3 à ces voitures dans la moyenne de CO2 du groupe. Bruxelles veut bloquer ce cadre pendant dix ans pour rassurer les constructeurs. Cette classe donne aussi accès à des aides publiques et à des avantages en ville.

Résultat, chaque petite électrique vendue aidera Stellantis à compenser les pertes de ses gros modèles thermiques. Mais ce n’est pas tout, la situation financière du groupe pèse aussi. Sur l’exercice 2025, Stellantis a subi une perte nette de plus de 20 milliards d’euros. Le constructeur vise un prix sous les 15 000 euros pour ces citadines.

Ce tarif passerait sous la Leapmotor T03 et l’actuelle Renault Twingo électrique. Le groupe multiplie les accords avec la Chine, après Leapmotor et Dongfeng. Stellantis compte sur ces partenaires et sur des batteries lithium-fer-phosphate moins chères pour tenir ce cap.

Sauf que voilà, la 2CV électrique ne se résume pas à un coup marketing. En mai 2026, Citroën a officialisé le projet. Le constructeur promet une voiture capable de rendre l’électrique accessible au plus grand nombre. Xavier Chardon, patron de Citroën, compare le marché européen actuel à l’après-guerre.

Le retour des petites voitures sous la barre des 15 000 euros

Selon lui, l’Europe manque de voitures neuves sous les 15 000 euros. Il rappelle que l’âge moyen des voitures en Europe dépasse 12 ans. En octobre 2026, le concept sera présenté au Mondial de Paris. Le prix final et l’autonomie décideront du sort de ce projet de 2CV électrique. Pour rappel, la 2CV d’origine a démocratisé l’automobile populaire en France.

En 2028, ces citadines sortiront de l’usine italienne de Pomigliano d’Arco. Et pour cause, ce site tournait en sous-capacité et cherchait de nouveaux volumes. Ce choix industriel confirme la fabrication de la 2CV en Italie, aux côtés de la Fiat Panda.

D’ici 2030, Stellantis veut tripler sa part sur l’électrique européen. En clair, le groupe garde le multi-énergies pour ses grands modèles et confie l’électrique aux plus petits.

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