La France envoie 16 Rafale en Ukraine et personne ne peut l’arrêter, pas même Trump

Kiev achètera 16 Rafale à la France selon une feuille de route conclue entre les deux pays. Le 13 juillet, Emmanuel Macron a annoncé cet accord à Paris, au terme d’un sommet de la coalition des volontaires. Ces Rafale « doivent voler dans les airs ukrainiens dès 2028-2029 », a détaillé le président français.

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Macron Rafale Zelensky
© Dassault Aviation
  • Kiev achètera 16 Rafale à la France, avec une arrivée prévue dans le ciel ukrainien en 2028-2029.
  • L’accord inclut aussi des radars, des batteries SAMP/T et une production sous licence en Ukraine de missiles et de bombes.
  • L’Ukraine veut diversifier sa flotte avec Rafale, F-16 et Gripen pour réduire sa dépendance aux livraisons étrangères.

Ces 16 Rafale découlent d’un engagement plus large. En novembre 2025, Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ont signé une déclaration d’intention à la base de Villacoublay. Ce texte visait l’achat futur de 100 Rafale F4 d’ici 2035, avec huit batteries SAMP/T, des radars et des missiles. Rappelons qu’en parallèle, la France prépare aussi le Rafale F5 et son nouveau radar au nitrure de gallium pour 2033. Les 16 appareils annoncés forment la première tranche concrète de ce plan étalé sur dix ans.

La France livrera des Rafale en Ukraine, libre du véto de l’administration Trump

Le Rafale intéresse Kiev pour une raison précise. Cet avion échappe à la réglementation étasunienne ITAR, qui permet aux États-Unis de bloquer l’utilisation de composants sur des appareils étrangers. Il faut dire que l’Ukraine dépend depuis des mois du bon vouloir de ses alliés pour ses armes.

Un chasseur libre de tout veto étranger change la donne pour Kiev. Le chasseur de Dassault Aviation joue un rôle proche du F-16. Il mène des missions de bombardement à longue portée et de combat aérien dans un même vol. Dassault en a fait un argument, avec un appareil vendu moins cher que le F-35 étasunien.

Macron Rafale Zelensky
© Dassault Aviation

L’accord ne se limite pas aux avions. La France fournira des radars et lancera une production sous licence en Ukraine. Cette fabrication locale concerne les bombes AASM, les missiles antiaériens Aster 30 et les missiles de croisière Scalp.

Kiev remporte une part d’autonomie industrielle, au lieu de dépendre entièrement de livraisons venues de l’étranger. Dassault multiplie ces contrats, avec unRafale que le Vietnam étudie aussi pour renouveler sa flotte. Ce point compte pour un pays sous le feu quotidien des frappes russes.

La défense antiaérienne reçoit aussi un renfort. L’Ukraine profitera « d’une première série de batteries SAMP/T de nouvelle génération qui vient compléter les systèmes qui seront livrés avec leurs missiles dans les semaines à venir », selon Emmanuel Macron.

Ce matériel, développé par la France et l’Italie, se compare au Patriot étasunien. Cette année, sa version de nouvelle génération entre en service. L’Europe peine pourtant à s’unir sur le combat aérien, comme l’a montré la fin des négociations franco-allemandes sur le chasseur du futur.

Kiev opte pour une stratégie à trois chasseurs de combat

Le Rafale forme un pilier d’une stratégie ukrainienne à trois appareils. Kiev veut combiner le chasseur français, le F-16 étasunien et le Gripen suédois. Une lettre d’intention porte d’ailleurs sur 150 Gripen. Cette approche vise à ne dépendre d’aucun fournisseur unique.

Le choix répond à l’imprévisibilité des livraisons d’armes des États-Unis. L’objectif dépasse les 250 avions, pour remplacer une flotte héritée de l’ère soviétique. En France aussi, le Rafale tiendra jusqu’en 2060 faute de successeur européen.

La France a déjà envoyé trois Mirage 2000, ce qui prépare le terrain. Volodymyr Zelensky a souligné que ses pilotes formés sur Mirage n’auront pas besoin d’un an pour maîtriser le Rafale.

Résultat, la bascule d’un appareil à l’autre se fera vite, un gain de temps précieux en pleine guerre. Le président ukrainien a aussi évoqué une co-production possible sur le sol ukrainien, pour partager la charge industrielle.

Ce contrat s’ajoute à un carnet de commandes déjà lourd pour Dassault Aviation. En 2025, l’avionneur a livré 26 Rafale et vise cinq appareils par mois en 2030. Le carnet dépasse 46 milliards d’euros, avec 220 Rafale en attente.

Une attente encore longue avant que les chasseurs ne volent

Macron Rafale Zelensky
© Dassault Aviation

Les besoins ukrainiens rallongent une file d’attente déjà longue, ce qui explique le calendrier de 2028-2029 pour les premiers vols. Mais ce n’est pas tout, Paris et Kiev veulent aussi lancer dès cette année une production commune de drones intercepteurs.

L’annonce intervient dans un moment difficile pour Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien affronte un scandale de corruption et une poussée russe sur la ville de Pokrovsk. Depuis 2022, il s’est rendu neuf fois à Paris, dont cette visite.

La signature s’est tenue devant un Rafale chargé de bombes AASM et d’un missile Scalp. Ce sont ces mêmes armes qu’un Rafale Marine a larguées par quatre en une seule mission. Une batterie SAMP/T et un radar déjà envoyés en Ukraine encadraient la scène.

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