BYD : la progression est fulgurante en France pour le leader chinois

BYD confirme sa percée spectaculaire sur le marché automobile français, avec des chiffres impressionnants pour le premier semestre 2025. La progression du constructeur chinois est de 211 % par rapport à la même période en 2024.

BYD France

Si l’un des projets d’usine de BYD est en difficulté, il reste toutefois de bonnes nouvelles comme les bonnes performances de la branche française. Lors des six premiers mois de 2025, ce sont 5 908 véhicules électriques qui ont été immatriculés en France. Sur toute l’année 2024, c’était 5 415.

La progression de BYD est fulgurante en France

Une croissance fulgurante alors que le marché automobile français recule. L’un des piliers des ventes françaises est le Seal U DM-i, un SUV hybride équipé de la technologie Super-DM. Ce modèle représente plus de 30 % des immatriculations semestrielles. Son autonomie de 1 125 km séduit particulièrement les conducteurs qui font de longs trajets et souhaitent éviter les contraintes de recharge.

La berline électrique Seal est aussi un succès avec environ 1 000 ventes, soit un quart des ventes de BYD en France. Il faut dire que BYD a un solide maillage territorial avec 64 sites de distribution sur l’ensemble du territoire français et dans les DOM-TOM. Plusieurs concessions ont ouvert en France, notamment à Mulhouse, au Mans, à Châteauroux, à Dunkerque, à Avignon et au Havre.

Le directeur adjoint de BYD France, Emmanuel Bret, déclare : “Notre développement en France se poursuit à bon rythme, porté par un réseau de distribution robuste, composé de partenariats historiques ancrés dans les territoires.”

Pour le troisième trimestre 2025, BYD adopte une stratégie tarifaire agressive. Le prix d’entrée de la Dolphin Surf, qui s’est écoulée à 420 exemplaires en un mois, est passé de 19 990 à 18 990 euros. Le constructeur propose aussi une offre de location longue durée à 199 euros par mois sans apport. La BYD Atto 2 profite aussi d’une belle réduction en passant de 31 990 euros à 26 990 euros. Le Seal U DM-i est quant à lui à 34 490 euros au lieu de 37 500 euros.

Bref, BYD lance sa guerre des prix dans l’Hexagone après l’avoir fait sur son territoire en Chine. La stratégie porte ses fruits avec un portefeuille de commandes en hausse de 488 % entre janvier et juin 2025 par rapport à la même période en 2024. Des résultats exceptionnels qui montrent l’efficacité de BYD sur le marché français.

Emmanuel Bret reconnaît toutefois qu’il reste du chemin à parcourir. Toutefois, l’homme mise sur la sortie de nouveaux modèles hybrides équipés de la technologie Super-DM, même si les batteries de ces véhicules sont de plus en plus ciblées par le vol. La montée en puissance de BYD montre l’évolution du paysage automobile français. Tesla n’est désormais plus le leader, empêtré dans les polémiques à cause d’Elon Musk.

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