Starlink dans les trains SNCF : la connexion Wi-Fi désastreuse ne sera plus qu’un lointain souvenir

La SNCF étudie une solution pour améliorer la connectivité de ses TGV jugée décevante. La compagnie ferroviaire a lancé des consultations pour remplacer le Wi-Fi par une connexion internet satellitaire très haut débit. Désormais, Starlink, société d’Elon Musk, et Eutelsat de OneWeb sont en concurrence.

TGV
© Envato

Il faut dire que dans les trains, la connexion Wi-Fi ne fonctionne pas très bien avec des coupures répétées, des débits insuffisants et une limite d’utilisation. Pourquoi ? Parce que la vitesse des trains dans les zones sans couverture crée des interruptions, malgré les efforts d’Orange, Bouygues Télécom, SFR et Free pour densifier les antennes le long des voies.

En bref, les trains sont dépendants des réseaux mobiles 4G et 5G terrestres. Selon La Lettre, la SNCF prépare un appel d’offres pour le dernier trimestre, dans le but de déployer la connexion satellitaire en orbite basse. Le nombre de candidats possibles est donc réduit à deux acteurs principaux capables de fournir cette prestation.

La bataille s’annonce donc serrée entre Eutelsat et Starlink, qui a récemment lancé un nouveau forfait internet capable de résister aux intempéries les plus violentes. L’entreprise étasunienne a une longueur d’avance avec ses 7 500 satellites opérationnels contre 600 pour son concurrent européen.

Starlink équipe aussi des compagnies aériennes, même si des problèmes existent également. Clarus Networks, revendeur Starlink, explique que cette technologie améliorerait aussi les trains en permettant d’accéder à des données en temps réel pour le diagnostic et la surveillance à distance.

Des avantages qui dépassent le simple confort des passagers. Toutefois, la question de la souveraineté technologique pourrait favoriser Eutelsat face à Starlink, mais des précédents montrent une approche pragmatique. En 2021, la SNCF a confié l’hébergement de ses serveurs à Amazon Web Services plutôt qu’à OVH, société française, provoquant la polémique.

L’intégration satellitaire dans les TGV est un défi technique considérable. La grande vitesse impose des contraintes : maintenir une connexion stable à 300 km/h tout en gérant l’effet cage de Faraday de la caisse du train, qui bloque les champs électromagnétiques.

La technologie satellitaire a beaucoup évolué. Les anciens services utilisaient des satellites géostationnaires à plus de 35 000 km d’altitude, ce qui provoquait des latences importantes avec le trait au début. Les nouvelles constellations Starlink et EutelSat évoluent en orbite basse à quelques centaines de kilomètres.

Ce changement permet des communications rapides avec une latence réduite. La SNCF reste prudente : “Des réflexions et expérimentations sont menées pour améliorer la connectivité des équipements SNCF (trains, sites industriels, etc.) via de nouvelles solutions, mais aucune décision n’est à l’ordre du jour et encore moins avec un fournisseur en particulier”

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