Plus d’un an après ses premières livraisons, le Cybertruck de Tesla reste réservé à trois marchés : les États-Unis, le Canada et le Mexique. Son absence est particulièrement importante au Royaume-Uni puisque le pick-up électrique n’est pas autorisé pour une raison étonnante.

- Tesla dévoile que le Cybertruck est interdit au Royaume-Uni pour une raison étonnante
- Les arêtes vives du Cybertruck ne répondent pas à la réglementation européenne qui impose aux parties saillantes d’un véhicule d’avoir un arrondi de 3,2 mm
- Sauf que l’acier inoxydable du pick-up électrique ne permet pas de respecter cette exigence
Le Cybertruck reste inédit en Europe même si quelques images montrent que des personnes ont pu se procurer le pick-up électrique. La question de son interdiction au Royaume-Uni fait notamment parler puisqu’un modèle a été saisi par la police, conduit illégalement à Bury dans la région du Grand Manchester.
Pourquoi le Tesla Cybertruck est interdit dans ce pays d’Europe ?
Les autorités confirment que le conducteur est un résistant britannique et que le Cybertruck a été confisqué en conformité avec la législation locale. La police de Bury explique sur Facebook que le pick-up électrique, qui détient un triste record en termes de rappels en 2024, n’est pas homologué pour rouler au Royaume-Uni et n’a pas de certificat de conformité.
Les autorités soulignent « l’existence de préoccupations légitimes concernant la sécurité des autres usagers de la route ou des piétons en cas de collision avec un Cybertruck ». Mais ce n’est pas la seule raison qui explique l’interdiction du Cybertruck au Royaume-Uni : il y en a une autre, plus étonnante.
Lars Maravy, vice-président de l’ingénierie véhicule chez Tesla, a dévoilé cette étonnante raison lors d’une interview pour l’édition néerlandaise de TopGear. Le problème ? Les arêtes vives du Cybertruck ne répondent pas à la réglementation européenne qui impose aux parties saillantes d’un véhicule d’avoir un arrondi de 3,2 mm. L’acier inoxydable du pick-up électrique ne le permet pas.
L’autre restriction, c’est le permis de conduire. Au Royaume-Uni, il est nécessaire de posséder un permis de catégorie C1 pour conduire un véhicule qui dépasse les 3 500 kg. Le Cybertruck tri-moteur pèse 3 129 kg mais son poids brut dépasse largement cette limite avec des passagers et un chargement. La version la plus légère atteint 4 007 kg et ce permis C1 n’est possédé que par 32 % des conducteurs.
L’importation est compliquée puisque le test IVA (Individual Vehicle Approval) est obligatoire : sauf que sur 28 centres au Royaume-Uni, seuls 14 sont équipés pour gérer un véhicule aussi imposant que le Cybertruck de Tesla.
Et ça ne s’arrête pas là : le Cybertruck utilise un système “steer by wire”, sans connexion physique entre le volant et les roues. La technologie repose sur des capteurs et des signaux électroniques. La réglementation IVA britannique exige que les véhicules qui en sont dotés ne soient pas évalués par une inspection manuelle.
La réglementation exige aussi un système d’auto-centrage du volant pour les vitesses supérieures à 16 km/h. La fonctionnalité est absente chez le Cybertruck. Pour finir, une exigence IVA interdit aux véhicules capables de dépasser 40 km/h d’être équipés d’un pare-brise renforcé.
Source : SlashGear
Il n’y a rien d’étonnant dans son interdiction. Ce n’est pas parce que toutes les voitures européennes ont des angles arrondis à 3.2mm que l’on doit être surpris. TeSSla le savait en dessinant son tank qu’il serait non homologué en Europe.