Mars est appelée “planète rouge” depuis des siècles. Sauf qu’elle ne l’est pas tant que ça selon les données collectées par les sondes. Mais quelle est sa véritable couleur ? On vous explique tout sur cette situation nuancée.

Mars fascine l’humanité et représente un objectif à atteindre pour beaucoup, notamment SpaceX d’Elon Musk. Depuis des siècles, on lui colle une couleur rouge jusqu’à l’appeler “planète rouge”. Désormais, des sondes et autres rovers explorent sa surface et montrent une réalité plus complexe.
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Mars n’est pas si rouge que ça, la réalité est plus nuancée
Les images en haute résolution collectées par les sondes spatiales sur Mars, où Elon Musk souhaite envoyer son robot Optimus, montrent une surface qui n’est pas totalement rouge. On trouve du brun terreux, du beige sablonneux ou encore de l’orange rouille. Autant de nuances qui varient selon les régions et leur composition minérale.
The Conversation précise que cette coloration s’explique par la présence massive d’oxyde de fer à la surface de Mars, où l’on cherche également de l’eau liquide. La rouille naturelle imprègne les roches et la poussière, d’où ce fond chromatique rouge aperçu depuis la Terre. Il s’agit d’un composé qui colore aussi le sang humain et certaines formations rocheuses terrestres. Les calottes polaires montrent aussi un blanc immaculé avec leur glace d’eau et de dioxyde de carbone solidifié. Leur étendue fluctue selon les saisons sur Mars, d’où une évolution permanente de la couleur.

La technologie permet aussi de confirmer que la “planète rouge” ne l’est pas tant que ça. Les caméras infrarouges et ultraviolettes des sondes montrent des détails invisibles à l’œil humain. Des images en “fausses couleurs” qui décodent la composition exacte du sol, l’épaisseur atmosphérique et les variations minéralogiques selon les régions.
Les données spectrales permettent aussi aux chercheurs de reconstituer l’histoire géologique martienne : activité volcanique passée, traces d’écoulements aqueux anciens, évolution climatique sur des milliards d’années. Mars est bien plus complexe qu’on ne le pense au niveau de sa palette chromatique qui raconte son passé.
Source : The Conversation
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