Aussi étrange que cela puisse paraître, la Station spatiale internationale est… trop propre. On s’attend pourtant à ce qu’un tel vaisseau soit désinfecté de haut en bas mais en vérité, cela pose problème aux résidents. Mais pour quelle raison ? En vérité, la réponse est peu étonnante.

Cela fait des décennies que la Station Spatiale Internationale vole à plusieurs kilomètres au-dessus de nos têtes. Son rôle est crucial pour préparer les prochaines expéditions spatiales, comme sur la planète Mars. Toutefois, les astronautes sont confrontés à un gros souci. Le vaisseau est trop propre et ça n’a rien d’une bonne nouvelle.
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Une étude publiée dans la revue scientifique Cell explique que la Station spatiale internationale contient une quantité de microbes bien trop inférieure à celle présente sur Terre. Bien évidemment, des microorganismes sont présents dans le vaisseau, mais ils sont liés à la vie humaine ou rapportés par les autres astronautes quand ils se relaient. Autrement dit, il n’y a qu’une très faible quantité de microbes libres que l’on trouve dans l’environnement dans la Station Spatiale Internationale.
Et c’est un problème de grande ampleur pour les expéditions à venir. « Les futurs environnements construits gagneraient à accueillir intentionnellement des communautés microbiennes diversifiées qui reproduisent mieux les expositions naturelles terrestres, plutôt que de privilégier des espaces hautement désinfectés, » explique Rodolfo Salido de l’Université de Californie à San Diego, co-auteur principal de cette recherche.
Comme expliqué précédemment, il y a bien des microbes dans la Station spatiale internationale. Par exemple, des microbes alimentaires dans les zones où les astronautes mangent ou encore des bactéries de déchets organiques dans les installations sanitaires. Sauf que l’absence de microorganismes d’habitude présents dans les sols et milieux aquatiques pourraient expliquer des problèmes immunitaires et inflammatoires courants chez les résidents.
Le professeur Rob Knight, microbiologiste à l’Université de Californie et auteur senior de l’étude, compare cette situation à un déséquilibre écologique : « Il existe une différence fondamentale entre l’exposition à un sol sain lors du jardinage et le fait d’être confiné dans un environnement clos avec nos propres microorganismes, sans apport extérieur bénéfique. »
La Station spatiale internationale pourrait donc améliorer les longs séjours spatiaux en repensant l’approche hygiéniste pour une vision pour écosystémique. « Pour que la vie s’épanouisse hors de la Terre, nous devons envisager quels compagnons bénéfiques devraient accompagner les astronautes dans la création d’écosystèmes durables, » ajoute Rodolfo Salido. À noter que les dangers sont les mêmes sur Terre pour les personnes qui se trouvent dans les environnements aseptisés comme des hôpitaux ou laboratoires.
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Source : EurekAlert!
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