SFR pourrait changer de propriétaire selon une enquête du Figaro, publiée le 6 avril. Le journal nous apprend que Patrick Drahi, actuel propriétaire de l’opérateur, chercherait depuis plusieurs années à se séparer de l’entreprise.

Il faut dire que SFR traverse une crise et que des millions de clients ont claqué la porte de l’opérateur. Les résultats sont constamment en baisse avec des augmentations tarifaires régulières et un service client critiqué, notamment face à de nombreux appels indésirables auprès des abonnés.
Quel opérateur pourrait récupérer les clients de SFR en cas de fermeture ?
Altice, maison mère de SFR, refuse de commenter ces informations. L’opérateur a toutefois tenu une conférence pour rassurer ses actionnaires et investisseurs après de meilleurs résultats lors des trois premiers mois de 2025. Malgré tout, depuis l’été 2023, près d’un million de clients seraient partis avec une dette colossale de 24 milliards d’euros.
Mais qui pourrait reprendre SFR en cas de vente ? Le paysage actuel se compose de quatre acteurs majeurs : Orange, Free, Bouygues Telecom et SFR avec des filiales low-cost. Les entreprises représentent environ 96 % du marché national et génèrent plus de 50 milliards de dollars.
La tentative ratée d’Orange pour absorber Bouygues Telecom en 2016 laisse présager un scénario similaire pour SFR. L’importance de l’opérateur rend improbable son rachat par un seul concurrent déjà établi pour cause de déséquilibre majeur voire de situation de monopole.
Le plus probable des scénarios, le démantèlement de SFR avec une répartition de ses activités entre plusieurs opérateurs selon les secteurs : box internet, réseau fibre, portefeuille clients. Selon Le Figaro, Bouygues Telecom apparaît comme le candidat privilégié pour orchestrer cette opération puisque l’entreprise bénéficie déjà d’un accord de mutualisation des réseaux mobiles avec SFR depuis 2014.
Toutefois, Bouygues Telecom pourrait difficilement agir seul. Reste possible l’aide d’Orange et de Free pour une acquisition concertée et équitablement répartie. Mais pour le moment, impossible de prédire précisément vers quel opérateur seront orientés les 7 millions d’abonnés actuels.
Si la division entre Orange, Bouygues Telecom et Free reste l’hypothèse privilégiée, d’autres options sont envisageables. Des groupes étrangers, notamment au Moyen-Orient comme Saudi Telecom Company (STC), pourraient manifester leur intérêt. STC a déjà tenté d’entrer sur le marché européen notamment en Espagne et au Portugal. L’acquisition par un groupe extérieur permettrait de simplifier l’opération en comparaison avec une répartition entre les opérateurs français actuels.
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