Canicule : le nombre de morts sera incontrôlable en 2070 avec des températures étouffantes

La canicule est de retour en France et comme chaque fois lors d’une vague de chaleur, des personnes décèdent. Selon une étude alarmante, les morts en Angleterre et au Pays de Galles pourraient être multipliés par 50 d’ici 2070.

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Bien évidemment, cette projection est le résultat d’un lien entre le changement climatique et le vieillissement de la population. La canicule risque de frapper la France en juillet, août et septembre et le Royaume-Uni n’est pas épargné. Les résultats de cette étude se concentrent certes sur l’Angleterre et le Pays de Galles, mais servent aussi de sonnette d’alarme pour le monde entier, dont l’Hexagone.

Les canicules risquent d’aggraver les morts d’ici 2070

Selon cette étude de l’University College London (UCL) et de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, les décès à cause de la chaleur atteindront des dizaines de milliers dans les décennies à venir. Le chiffre de référence est de 634 décès par an, qui pourrait bondir à 10 317 dans les années 2050. Quant au scénario le plus pessimiste, on parle de 34 027 décès en 2070, une prédiction qui se base sur un réchauffement climatique de 4,3 degrés et des efforts d’adaptation minimaux de la part des autorités britanniques.

Les personnes âgées seront les plus vulnérables face aux chaleurs extrêmes. Le problème est que la population d’Angleterre et du Pays de Galles vieillira énormément au cours des cinq prochaines décennies. La tendance démographique aggrave les risques sanitaires face aux épisodes caniculaires alors que les fortes chaleurs sont de retour en France cette semaine.

Un scénario plus optimiste avec seulement 1,6 degré de réchauffement par rapport au niveau pré-industriel et des efforts d’adaptation majeurs parle tout de même de 3 007 décès par an dans les années 2050 et 4 592 en 2070.

Les experts réclament davantage d’actions pour adapter les habitations et les villes aux nouvelles conditions climatiques. Par exemple : une meilleure ventilation, l’augmentation de la climatisation, l’installation de volets, la création de forêts urbaines, des toits réfléchissant mieux à la chaleur et un soutien pour les populations vulnérables.

Les chercheurs avertissent que l’été exceptionnellement chaud de 2022, quand le thermomètre a atteint 40,3 degrés et a causé 2 985 décès, sera la nouvelle normalité dès 2050. « Au cours des cinquante prochaines années, les impacts sanitaires d’un climat qui serait chaud vont être significatifs », déclare Dr Clare Heaviside de l’UCL. « Nous pouvons atténuer leur gravité en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et avec des adaptations soigneusement planifiées, mais il faut commencer maintenant.”

L’étude prévoit entre 21 et 32 jours de chaleur en plus tous les ans en 2060 selon les scénarios de réchauffement minimal. La fourchette passe à 64 à 73 jours dans les scénarios pessimistes. Dr Akshay Deoras de l’université de Reading déclare : “Si les inondations et tempêtes sont les alarmes bruyantes du changement climatique, la chaleur extrême en est le tueur silencieux. Elle est disproportionnellement mortelle, passant souvent inaperçue jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Avec une autre canicule s’abattant sur le Royaume-Uni, cet avertissement est en plus urgent que jamais.”

Il est donc urgent qu’une action climatique ait lieu et d’adapter les infrastructures britanniques, mais aussi en France, face à la vague de chaleur de retour. N’oubliez pas de protéger vos animaux, mais aussi de consommer les bonnes boissons pour vous hydrater.

Source : News Sky

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