« Abus de pouvoir » : Elon Musk accusé de traquer ses détracteurs avec l’IA

DOGE, sous la supervision d’Elon Musk, utiliserait l’IA pour traquer les communications des fonctionnaires fédéraux. La surveillance ciblerait précisément les critiques envers le dirigeant de Tesla et le président Donald Trump selon des sources interrogées par Reuters.

Elon Musk
© Wikipédia (Gage Skidmore)

L’image d’Elon Musk ne risque pas de s’améliorer alors que le milliardaire a été ciblé par des messages violents lors d’un stream. Selon l’agence de presse, la surveillance vise les détracteurs du dirigeant de SpaceX et les Donald Trump qui échangent des critiques envers eux, en interne.

Les opposants d’Elon Musk et Donald Trump traqués par l’IA

Les employés gouvernementaux ont été prévenus de cette surveillance et certaines agences sont particulièrement visées comme l’Agence de protection de l’environnement (EPA), où les échanges sur Microsoft Teams seraient scrutés. Reuters n’a pas pu confirmer ces accusations de surveillance mais s’appuie sur des entretiens avec des personnes proches de DOGE et sur l’analyse de documents judiciaires à propos des méthodes controversées des agents du département d’Elon Musk.

La réputation d’Elon Musk ne risque pas de s’améliorer avec cette affaire alors que Donald Trump lui a fait perdre 11 milliards de dollars en une journée. La réputation de DOGE est extrêmement mauvaise face à sa décision de licencier des milliers de fonctionnaires fédéraux, impactant le fonctionnement des services publics. Le département est aussi pointé du doigt pour ses méthodes brutales, sans quelconque éthique.

Kathleen Clark, spécialiste en éthique gouvernementale à l’Université Washington de Saint-Louis, parle d’un abus de pouvoir du gouvernement pour réprimer ou empêcher les discours que [Donald Trump] n’apprécie pas”. Les démocrates accusent notamment le président élu de renvoyer les fonctionnaires qui ne le soutiennent pas pour garder ceux qui pourraient fermer les yeux sur de possibles corruptions.

Reuters dévoile aussi que Signal est utilisé par des collaborateurs de DOGE alors même que l’application est sous le feu des projecteurs après qu’un journaliste a été intégré, par erreur, dans une conversation où des informations militaires étaient échangées. Le vice-président, JD Vance, s’y trouvait notamment.

Selon Kathleen Clark, l’utilisation de Signal pour les communications internes pourrait contrevenir aux réglementations fédérales de conservation des données puisqu’il est possible de programmer les messages pour qu’ils disparaissent après un certain délai. La Maison-Blanche et DOGE n’ont pas commenté les informations de Reuters.

Source : Reuters

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