Vente de SFR : il n’y a pas que les clients qui ont peur, les employés craignent le pire

L’inquiétude grandit dans les centres d’appels SFR. Des réunions d’information sont organisées dans un climat de méfiance entre la direction et les 8 500 salariés de l’opérateur face à la possible vente, comme le rapporte Les Echos.

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Depuis peu, Altice France a lancé une procédure de sauvegarde accélérée de SFR. Des cadres dirigeants se sont rendus dans les centres régionaux pour expliquer les implications de cette démarche. « On nous dit que c’est pour alléger la dette. Mais on sent bien que la direction nous cache des choses », confie un délégué syndical sur place.

Les salarié de SFR craignent de perdre leur emploi

La procédure de sauvegarde accélérée a été activée fin avril pour renégocier la dette de 24 milliards d’euros de SFR, un montant record dans le secteur européen des télécommunications. Il s’agit d’un mécanisme juridique français pour les entreprises confrontées à des difficultés financières sans être en cessation de paiement alors que l’opérateur cherche à vendre sa branche fibre.

« Nous sommes dans un processus normal de restructuration de dette, validé par les créanciers », insiste la direction d’Altice France dans ses communications internes. L’entreprise a soumis un plan de désendettement avec un apport personnel financier de Patrick Drahi, fondateur du groupe. L’accord demande une validation définitive prévue pour cet été.

Sauf que les répercussions font craindre le pire aux représentants syndicaux de SFR, dont la baisse des clients se poursuit, qui redoutent des fermetures de sites ou des suppressions d’emplois. « Il n’y a aucune garantie sur l’emploi », déplore un représentant syndical interrogé sur la situation. L’inquiétude monte encore plus face aux rumeurs d’une vente de SFR.

Des sources indiquent que Patrick Drahi aurait confié comme mission de sonder des acquéreurs potentiels à la banque Lazard. Parmi les repreneurs possibles : Iliad, maison mère de Free. Si la transaction a lieu, le marché des télécommunications français serait bouleversé. « Cela fait des mois qu’on entend parler d’une vente. Mais rien n’a été confirmé », relativise un employé de l’entreprise.

La priorité actuelle : finaliser la restructuration financière sous la supervision d’un nouveau conseil d’administration constitué des représentants des créanciers. La composition suscite des questions sur l’autonomie décisionnelle de SFR. « On a l’impression que tout se joue au-dessus de nos têtes », résume un cadre de l’entreprise.

Source : Les Echos

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