La vente de SFR se dessine selon les informations de l’agence Bloomberg, toujours bien renseignée. Patrick Drahi s’apprête à vendre l’opérateur, une opération qui pourrait transformer le paysage des télécommunications français.

Le rachat de SFR n’a rien d’un fantasme et les contours se dessinent. Il faut dire que l’opérateur est en grande difficulté et a perdu beaucoup de clients ces derniers mois. Selon Bloomberg, le groupe Altice France envisage la vente d’une participation majoritaire de l’entreprise, soit plus de 50 % du capital dont il détient actuellement 55 %.
Quels opérateurs pourraient racheter SFR ?
La cession permettrait de valoriser SFR à hauteur de 30 milliards d’euros, dette comprise. Et l’objectif est clair pour Altice : réduire l’endettement colossal qui dépasse les 60 milliards d’euros, quitte à sacrifier un actif majeur en France.
Les dossiers d’information à propos de SFR ont été transmis à plusieurs acquéreurs potentiels. Parmi les candidats français : Bouygues Telecom et le groupe Iliad (Free) face à cette opportunité de concurrencer Orange, qui figure aussi parmi les repreneurs possibles.
Mais ce n’est pas tout puisque des entreprises mondiales s’intéressent aussi au rachat de SFR, notamment l’émirati Emirates Telecommunications Group et des fonds d’investissement. Des candidats n’envisageraient qu’un rachat partiel pour un possible démantèlement de l’opérateur entre plusieurs acquéreurs.
Il faut toutefois noter que le processus de vente n’en est qu’à ses débuts puisqu’un porte-parole du groupe Altice déclare : “Altice se concentre sur la mise en œuvre de l’accord de dette, envisageant la vente d’actifs non stratégiques et poursuivant la relance commerciale de SFR et l’amélioration de la qualité de service, deux indicateurs déjà bien orientés depuis plusieurs mois”.
En bref, aucune décision définitive ne sera prise avant une restructuration de la dette de l’entreprise. En parallèle, SFR étudie la cession de sa participation dans XpFibre, sa filiale spécialisée dans les infrastructures de fibre optique.
La situation est inédite puisque si la vente de SFR se concrétise, l’équilibre concurrentiel établi depuis l’arrivée de Free en 2012 sera bouleversé. Quant aux clients de l’opérateur, les conséquences d’un tel changement d’actionnariat sont incertaines.
Source : Bloomberg
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