Le 2 juin 2026, Donald Trump a signé un décret sur l’IA un peu trop léger. Le texte demande aux entreprises de partager leurs IA dangereuses comme Mythos avec le gouvernement fédéral avant la sortie, mais seulement sur la base du volontariat. Mais aucune licence oui autorisation préalable n’est imposée.

- Trump impose un partage volontaire des IA dangereuses avec l’État, sans licence, sans autorisation préalable et sans vraie contrainte pour OpenAI ou Anthropic.
- Le décret vise surtout Mythos, une IA capable de repérer très vite des failles critiques dans des navigateurs et des OS.
- La NSA et la CISA auront 30 jours pour évaluer ces modèles, mais tout restera classé secret et jugé trop opaque par certains spécialistes.
Ce décret découle notamment de l’existence de Mythos. Anthropic a inquiété Washington avec ce modèle, tout simplement. Son IA a détecté très rapidement, plus que les humains, des failles très graves. Aussi bien dans des navigateurs que des OS. Résultat, ce modèle est limité à quelques organisations même si une version grand public est attendue.
Que propose le décret sur l’IA signé par Donald Trump ?
Sauf que voilà, la réaction de Donald Trump reste timide. Le décret demande un partage volontaire, jamais imposé. Il interdit même toute licence, toute pré-autorisation et tout permis avant la sortie d’un modèle. Chaque entreprise décide seule de ce qu’elle transmet, et quand. OpenAI (ChatGPT) ou encore Anthropic (Claude) ont donc les mains libres. Pourtant, ChatGPT traîne des casseroles et certaines morbides.
Le calendrier est court. Le texte accorde au gouvernement 30 jours d’examen au maximum. La première version était jusqu’à 90 jours, quand une partie de l’industrie réclamait un délai d’à peine 14 jours. En clair, l’État aura une courte période pour analyser un modèle avant qu’il soit disponible pour le grand public.
Comment juger un modèle d’IA ? C’est la NSA et la CISA qui s’en occuperont pour l’administration Trump. Leur évaluation restera classée secret, pas de transparence ici. Quant aux failles repérées, un guichet unique les centralisera et sera ouvert à l’État comme aux industriels. On parle des banques, des hôpitaux et des réseaux d’énergie locaux, notamment.
Des spécialistes jugent ce décret encore trop léger
Le décret inquiète toutefois certains spécialistes. Samir Jain, vice-président chargé des politiques publiques au Center for Democracy and Technology, juge le texte opaque. Il regrette que le public n’ait aucune visibilité sur la manière dont les modèles seront évalués. Le risque, selon lui, est qu’une administration bloque ou freine un modèle au nom de la sécurité, pour des motifs en fait politiques.
Pour rappel, ce décret marque une rupture pour Donald Trump. Son plan pour l’IA de l’été 2025 posait très peu de limites aux entreprises du secteur. Le président a surtout encadré les modèles sur le terrain idéologique, avec le retrait des marchés publics pour les IA jugées partisanes… ou “woke”, comme aime le dire le POTUS. Donald Trump a même lancé une cellule au ministère de la Justice pour contester les lois sur l’IA votées par certains États.
Bref, l’administration Trump admet pour la première fois que ces modèles posent un problème de sécurité nationale. Le geste est timide et sans la moindre obligation mais ouvre une brèche après des mois de refus. Rappelons toutefois que parfois, des intrus ont déjà pu utiliser Mythos. Et au niveau du gouvernement, la tristement célèbre NSA se sert aussi de ce modèle.
Des modèles comme Mythos représentent un danger
Si Mythos tombe entre de mauvaises mains, les dégâts seront énormes. La cybersécurité n’est plus la même et en Europe, le secteur bancaire s’inquiète notamment de l’avènement de l’IA capable de trouver des failles critiques très rapidement. Alors Donald Trump signe des décrets mais beaucoup trop légers face à la dangerosité de cette technologie.
Alors risque-t-on de voir tous les grands OS, navigateurs voire l’infrastructure bancaire être mis à mal par l’IA ? Peut-être bien. D’où l’urgence pour les experts en cybersécurité de réagir et d’accéder à des modèles comme Mythos pour traquer rapidement puis combler les failles. Les prochaines années seront sportives pour les développeurs.
Réagissez à cet article !