Les États-Unis étendent la surveillance de masse de la NSA avec l’IA Mythos d’Anthropic

La National Security Agency (NSA) utilise déjà le nouveau modèle d’IA d’Anthropic. Mythos Preview a pourtant été lancé quelques jours auparavant. L’agence de renseignement étatsunienne fait partie des quelque 40 organisations qui ont accès à cette IA qui inquiète.

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© Unsplash
  • La NSA utilise déjà Mythos Preview, le nouveau modèle d’IA d’Anthropic, lancé seulement quelques jours plus tôt.
  • Anthropic est en conflit avec le Pentagone depuis février 2026, mais cela n’empêche pas l’entreprise de travailler avec d’autres agences fédérales.
  • Mythos Preview est réservé à un cercle très restreint d’organisations et son usage exact par la NSA reste secret.

Le plus fort tient au contexte. Anthropic est en pleine guerre juridique avec le Pentagone. Rappel des faits. En février 2026, la rupture a éclaté entre Anthropic et le Département de la Défense. Donald Trump a ordonné aux agences gouvernementales de cesser toute utilisation des services d’Anthropic.

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La NSA collabore avec Anthropic pour utiliser Mythos

La raison ? Le refus de la société d’accorder l’accès complet à ses modèles. Le Pentagone réclamait un accès illimité. Anthropic demandait des garanties contre les armes totalement autonomes et la surveillance de masse. Les négociations ont capoté. Le Département de la Défense a alors classé Anthropic comme « risque pour la chaîne d’approvisionnement ».

Mais ce n’est pas tout. En mars 2026, Anthropic a répliqué avec deux procédures judiciaires. La société a attaqué le Département de la Défense devant deux tribunaux fédéraux différents. Un juge a accordé une injonction préliminaire favorable à l’entreprise.

D’autres magistrats fédéraux ont rejeté sa demande de lever le classement. L’affaire se poursuit. Anthropic reste interdite de contrats avec le Pentagone. L’entreprise peut toutefois travailler avec le reste du gouvernement fédéral.

Mythos, une IA redoutable à l’accès limitée

Mythos Preview a été dévoilé au début du mois. Le modèle est présenté par Anthropic comme un outil « redoutablement doué pour les tâches de cybersécurité ». Les tests internes ont révélé des failles de sécurité sérieuses sur presque tous les OS existants. La société a donc choisi une stratégie restrictive.

Mythos Preview n’est pas proposé au grand public. Seul un cercle étroit de partenaires triés sur le volet ont accès à cette IA redoutable. L’objectif reste de permettre aux équipes de renforcer leurs défenses avant une fuite possible.

Le 17 avril 2026, Dario Amodei, qui prédit un chômage en hausse à cause de l’IA, s’est rendu à la Maison-Blanche. Le PDG d’Anthropic a rencontré Susie Wiles pour discuter de Mythos. Précisions, Susie Wiles est directrice de cabinet de Donald Trump. D’autres responsables étaient présents.

La Maison-Blanche a qualifié l’échange de « productif et constructif ». Sauf que voilà, Donald Trump a déclaré aux journalistes qu’il n’avait « aucune idée » de cette rencontre. Un responsable administratif a résumé la situation en une phrase lapidaire : « Il y a des progrès avec la Maison-Blanche. Il n’y a pas de progrès avec le Département de la Guerre ». Un deuxième responsable a accusé Anthropic d’utiliser des « tactiques de peur » sur le potentiel offensif de Mythos.

Le pouvoir de nuisance de la NSA est amplifié

En clair, la NSA renforce encore son arsenal de surveillance de masse que l’on connaît malheureusement toutes et tous. Le conflit juridique entre Anthropic et le Pentagone ne change rien. L’utilisation exacte du modèle par l’agence reste secrète.

Les autres organisations qui ont accès à Mythos l’utilisent surtout pour scanner leurs propres environnements à la recherche de vulnérabilités. La NSA pourrait suivre la même logique. Mais quoi qu’il arrive, l’IA d’Anthropic entre ses mains reste un danger pour la vie privée. On connaît tous l’historique de la NSA et sa surveillance illégale dans le monde entier, sans respect des lois.

Source : Axios

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