L’Europe et la Chine enterrent la hache de guerre sur les voitures électriques avec un nouvel accord

C’est la fin de quinze mois de bras de fer commercial entre Bruxelles et Pékin. Les deux parties ont trouvé un compromis qui pourrait radicalement changer les règles du jeu pour les constructeurs chinois de véhicules électriques.

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Le lundi 12 janvier 2026, la Commission européenne a publié un document de cadrage qui permet aux constructeurs chinois de soumettre des engagements sur des prix minimums à l’importation. Il s’agit d’une alternative aux lourdes surtaxes imposées depuis octobre 2024.

Bruxelles et la Chine trouvent un accord commun

L’affaire remonte à octobre 2023, quand Bruxelles lance une enquête contre les subventions gouvernementales chinoises pour produire des véhicules électriques. Suite à l’investigation, Bruxelles conclut que les entreprises chinoises profitent de subventions déloyales en masse.

Le 30 octobre 2024, des droits de douane supplémentaires sont appliqués et s’ajoutent aux 10 % de taxes de base. Ces surtaxes varient selon les constructeurs, 17 % pour BYD, 18,8 % pour Geely et jusqu’à 35,3 % pour SAIC, propriétaire de MG. L’Allemagne et la Hongrie se sont notamment opposées à cette surtaxe, la France et l’Italie la soutenaient. La Chine a répliqué avec des enquêtes antidumping sur plusieurs produits européens.

Le cognac fut la première cible avec des droits provisoires imposés dès octobre 2024. Finalement, les grands producteurs français Hennessy, Pernod Ricard et Rémy Cointreau ont décroché une exemption en juillet 2025. Le compromis acceptait des prix minimums de vente en Chine.

Le document publié détaille les modalités de soumission des engagements de prix. Chaque constructeur chinois qui souhaite éviter les surtaxes doit déposer un dossier qui indique le tarif minimum à l’importation selon les modèles et options.

Les entreprises auront aussi l’obligation de fournir des garanties sur les volumes vendus et les canaux de distribution. La Commission prendra aussi en compte les investissements futurs dans l’Union européenne pour pousser à la localisation de la production.

L’Union européenne impose des conditions à la Chine

Si les engagements ne sont pas respectés, les surtaxes pourront être appliquées avec un effet rétroactif. Bref, la Chine est satisfaite de cet accord, alors que l’ex-patron de Stellantis alerte sur le raz-de-marée de l’automobile chinoise en Europe. D’ailleurs, le ministère chinois du commerce a salué cette avancée.

Malgré les droits de douane, rappelons que les constructeurs chinois ont poursuivi leur progression fulgurante en novembre. En septembre 2025, BYD, MG et Chery ont atteint un record de 7,4 % de part de marché, soit une hausse de 149 % en un an.

Les investissements chinois en Europe s’accélèrent aussi. BYD a inauguré fin 2025 son usine de Szeged en Hongrie pour produire jusqu’à 300 000 véhicules par an. Un autre site se prépare à Manisa en Turquie. Alors que l’Europe assouplit les règles sur les obligations de 2035 autour de la mobilité électrique, la Chine progresse dans le domaine et s’impose de plus en plus sur le vieux continent.

  • Le 12 janvier 2026, la Commission européenne publie un document qui permet aux constructeurs chinois de soumettre des engagements sur des prix minimums à l’importation.
  • C’est une alternative aux surtaxes appliquées depuis le 30 octobre 2024, qui s’ajoutent aux 10 % de taxes de base et montent jusqu’à 35,3 % pour SAIC.
  • C’est une alternative aux surtaxes appliquées depuis le 30 octobre 2024, qui s’ajoutent aux 10 % de taxes de base et montent jusqu’à 35,3 % pour SAIC.

Source : Commission européenne

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