Les IA de Meta et Google siphonneront encore plus vos données privées, un cap a été franchi

On le sait, les données privées et l’IA ne font pas bon ménage. Google et Meta continuent à collecter des données personnelles en s’attaquant aux contenus privés des smartphones. Les entreprises franchissent donc un nouveau cap en demandant l’accès à des photos non publiées et même aux communications personnelles de leurs utilisateurs.

Meta AI Google Gemini
© Envato

Cette nouvelle étonne peu lorsque l’on sait que Gemini peut accéder à vos messages sur WhatsApp. L’IA est omniprésente dans nos quotidiens, sauf que leur utilisation demande une collecte de données. La confidentialité n’est pas toujours au rendez-vous, surtout lorsque l’on sait que des utilisateurs vont jusqu’à confier leur vie amoureuse aux intelligences artificielles.

Meta et Google collectent toujours plus de données privées avec l’IA

Meta teste actuellement une fonctionnalité sur Facebook qui demande un accès à la pellicule du smartphone pour effectuer des retouches via l’IA. Cette autorisation permet donc aux réseaux sociaux d’analyser tous les clichés, même ceux qui n’ont pas été publiés sur la plateforme.

Google peut aussi accéder aux SMS, WhatsApp, journaux d’appel ou encore emails via Gemini, comme nous l’évoquions précédemment. Pour rappel, une étude a déjà expliqué que Meta AI est le modèle qui collecte le plus de données avec 32 types récupérés en moyenne, contre 13 pour les autres.

L’intelligence artificielle de l’entreprise de Mark Zuckerberg ne s’arrête pas au nom, à l’adresse et à l’historique, mais récupère aussi les données financières, de santé, sur l’ethnie de l’utilisateur, ou encore son orientation sexuelle et ses convictions religieuses et politiques. En plus d’entraîner l’IA, ces données sont revendues à des tiers, monétisées.

En France, Meta AI utilise déjà les interactions avec son IA et les publications sur ses réseaux sociaux pour entraîner ses modèles. Les utilisateurs avaient une courte période pour s’opposer à cette collecte, même si la CNIL rassure à ce niveau et explique que les utilisateurs français sont protégés par le RGPD mis en place en Europe.

Pour en revenir à Meta, les autorisations demandées permettent également d’analyser les photos : caractéristiques faciales, dates où elles ont été prises, présence d’objets ou encore de personnes, même celles qui ne sont pas publiées sur Facebook. Meta a également le droit de conserver et d’utiliser ces informations pour une durée indéterminée si les utilisateurs ne s’y opposent pas.

Quant à Gemini, l’IA de Google collecte 20 types de données, se classant juste derrière Meta AI. L’entreprise rassure en expliquant que, lorsque l’activité des applications Gemini est désactivée, les conversations des utilisateurs ne sont pas analysées ou utilisées pour améliorer les modèles.

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