Fable 5 et Claude Mythos 5 sont de nouveau accessibles. Le 30 juin 2026, le département du Commerce des États-Unis a levé le blocage des deux modèles d’Anthropic. Le 1er juillet, Fable 5 est de nouveau accessible partout dans le monde. Le retour met fin à près de trois semaines de blocage.

- Fable 5 est de nouveau accessible dans le monde entier après près de trois semaines de blocage imposé par Washington.
- Anthropic a renforcé ses garde-fous avec un nouveau filtre validé par le CAISI, censé bloquer la technique problématique dans plus de 99 % des cas.
- Mythos 5 reste limité à certains partenaires américains, tandis que l’affaire relance les inquiétudes sur le contrôle des États-Unis et la dépendance européenne à l’IA.
Howard Lutnick, secrétaire au Commerce, a confirmé le retrait du blocage. Fable 5 est de nouveau accessible sur Claude.ai, l’API, Claude Code et Claude Cowork. Mais aussi sur AWS, Google Cloud et Microsoft Foundry. Bref, une bonne nouvelle pour les utilisateurs.
Fable 5 est de retour, Washington lève le blocage de l’IA
Pour rappel, au début du mois de juin, Anthropic a présenté la version grand public de Mythos. Puis le 12 juin, l’entreprise a coupé l’accès aux deux modèles pour les utilisateurs non-étasuniens sur ordre de Donald Trump. Car le hic, c’est que la start-up n’a aucun moyen de vérifier la nationalité de ses abonnés.
L’ordre de blocage a suivi un rapport de chercheurs d’Amazon. Ces chercheurs ont trouvé une méthode pour contourner les garde-fous de Fable 5 et repérer des failles logicielles. Dans un cas, Fable 5 a produit un code qui montre comment exploiter l’une de ces failles.
Ce signalement a déclenché la coupure décidée sur ordre de Washington. Anthropic conteste sa gravité. Selon l’entreprise, des modèles moins avancés ont le même résultat et les failles étaient déjà connues. Anthropic cite Opus 4.8, GPT-5.5 ou Kimi K2.7 parmi ces modèles.
Anthropic a renforcé la sécurité de Fable 5
Anthropic a réagi et a renforcé sa sécurité. L’entreprise a entraîné un nouveau classificateur qui vise précisément la technique décrite dans le rapport. Ce filtre bloque la méthode dans plus de 99 % des cas. Les requêtes refusées basculent vers Opus 4.8, avec une notification pour l’utilisateur.
Le nouveau filtre bloque aussi davantage de requêtes anodines de code. Le CAISI a validé ces protections. Ce centre d’évaluation de l’IA dépend du département du Commerce, et ses chercheurs jugent les garde-fous « extraordinairement solides ». Ce point rejoint les réponses volontairement bridées de Fable 5, à l’origine de la colère de chercheurs en IA.
Mythos 5 suit un calendrier différent. Le 26 juin, le gouvernement des États-Unis a autorisé son retour pour un ensemble d’organisations états-uniennes. Il s’agit surtout d’opérateurs d’infrastructures critiques et d’acteurs de la cyberdéfense.
Anthropic garde son modèle le plus avancé pour les partenaires du programme Project Glasswing. Cette exception rappelle le cercle fermé qui gardait Mythos pendant le blocage.
Un climat toujours tendu entre Anthropic et Washington
Le bras de fer avec l’administration Trump aura duré. Tom Brown, cofondateur d’Anthropic, a mené les négociations à Washington, à la place de Dario Amodei, PDG de l’entreprise. Howard Lutnick prévient que le blocage sera de retour si l’entreprise ne tient pas ses engagements.
L’affaire s’ajoute à un climat tendu entre Anthropic et l’administration Trump. En mars 2026, l’entreprise a poursuivi le Pentagone en justice, après son classement comme « risque pour la chaîne d’approvisionnement ».
Des dirigeants du secteur craignaient que ce blocage permettent aux IA chinoises de progresser. OpenAI a lui aussi limité le lancement de son modèle GPT-5.6 à un cercle restreint, sur demande du gouvernement. L’épisode a aussi rappelé la dépendance européenne à l’IA.
Fable 5 revient mais avec des garde-fous renforcés. Mythos 5 attend encore une éventuelle disponibilité à l’étranger. L’affaire a montré le pouvoir du gouvernement des États-Unis sur l’accès aux modèles les plus avancés. En France, elle a déclenché l’inquiétude de la classe politique sur la souveraineté numérique.
Source : Anthropic
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