Les autorités de Genève profitent d’un nouveau dispositif de contrôle routier depuis décembre dernier. Il s’agit d’un cinémomètre mobile à balayage laser qui représente une amélioration dans la détection des excès de vitesse.

Conséquence de l’adoption de ce dispositif : la marge de tolérance pour les excès de vitesse baisse. Elle était auparavant de 5 km/h et elle est désormais de 3 km/h avec ce cinémomètre mobile à balayage laser. De nombreux conducteurs suisses ne sont pas encore au fait de cette modification réglementaire pensée pour diminuer la vitesse moyenne des automobilistes sur les routes genevoises.
La marge d’erreur baisse en Suisse, et si la France suivait ?
Les autorités ont dressé 580 000 contraventions pour excès de vitesse selon les statistiques de 2023, soit un doublement par rapport à 2019. Quant à la France, aucun dispositif similaire n’est prévu pour le moment. Mais la baisse de la marge de tolérance pour les excès de vitesse pourrait être envisagée dans les années à venir. L’Europe vise un objectif “zéro décès sur les routes” à l’horizon 2050 et a déjà mis en place des règlements comme l’obligation d’une caméra dans l’habitacle pour surveiller la vigilance des conducteurs.
Début 2025, la Sécurité routière française a publié un tableau qui montre les marges d’erreur selon le type de radar. Les radars fixes ont une marge réglementaire de 5 km/h pour les excès de vitesse qui ne dépassent pas 100 km/h. Au-delà, la tolérance est calculée en pourcentage de 5 %.
Pour les équipements embarqués en mouvement sur le territoire français, la marge d’erreur est plus élevée. Elle est de 10 km/h pour les excès de vitesse inférieurs ou égaux à 100 km/h, avec 10 % pour les vitesses supérieures.
Les limites sont inchangées depuis 2003. La France cherche au maximum à réduire la mortalité routière. La diminution des marges d’erreur pourrait être envisagée par les autorités françaises dans les années à venir.
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